By Jacques Gauthier on lundi 14 août 2017
Category: Le blogue de Jacques Gauthier

Marie, rose mystique

 La terre de Palestine possédait une fleur intacte qui, sans se regarder, faisait la joie du Père. Marie, rose mystique, s’ouvrit au grand vent de l’Esprit pour exhaler son parfum jusque dans la mort. Son corps n’a pas connu la corruption du tombeau. Dieu a fait monter Marie, la Vierge immaculée, avec son âme et son corps, jusqu’à la gloire du ciel.

De l’Annonciation à l’Assomption, c’est toujours son Fiat, jamais repris, qui se prolonge en un vibrant Magnificat. « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Luc 1, 38).

Saluer Marie comme « Comblée-de-grâce » (Luc 1, 28), c’est honorer Jésus, le fruit béni de ses entrailles. Qui vient à elle trouve Jésus. Ils sont inséparables et font corps à la lumière, pour mener à terme l’œuvre du Père : enfanter Jésus en nous et dans le monde.

La Vierge Marie a été préparée à cette mission de maternité divine par pure miséricorde du Père. Il l’a choisie avant la fondation du monde pour qu’elle soit sainte, immaculée devant lui. Son âme est apparue sans tache, enveloppée du manteau de l’innocence, telle que Dieu la pensa dans son amour éternel. Elle a accueilli dans la foi ce projet du Père, donnant un corps au Fils bien-aimé, son petit entre ses bras, qu’elle a allaité, bercé, consolé. Qui peut comprendre une telle intimité?

Marie retient les événements de sa vie et les médite dans son cœur. Elle est là avec les Apôtres au Cénacle pour accueillir le grand vent de la Pentecôte. Elle accompagne l’Église naissante de sa prière fervente. Elle reste inséparable du mystère de son fils ressuscité, lui succédant dans une assomption glorieuse, tout en restant présente avec nous pour les siècles des siècles.

Prière

 En méditant les mystères du rosaire,
nous contemplons le Dieu fait homme.
Nous te suivons pas-à-pas, Marie,
sur tes chemins de joie et de lumière,
de souffrance et de gloire.
Intercède pour nous
et conduis-nous toujours vers ton fils.
 
Tu n’es pas une déesse hors du temps,
un personnage éthéré du quotidien,
indifférente à nos joies et douleurs,
mère de Dieu et des hommes.
Tu es monté jusqu'à la gloire du ciel
avec ton corps et ton âme
pour être encore plus près de nous ici-bas.
 
Nous t'aimons, ô reine des coeurs.
En te vénérant, nous louons le Christ,
et nous reconnaissons avec toi
qu’en lui tout est grâce.
 
Extrait d'un article paru dans le Prions en Église Canada, 13 août 2017, p. 37.
Pour aller plus loin, Notre coeur n'était-il pas brûlant? (Parole et Silence); Jésus raconté par ses proches (Parole et Silence).

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