Notre-Dame de Paris, un an après

Le 15 avril 2019, nous étions rivés sur nos écrans, dans une sorte de communion universelle à travers le monde, bouleversés de voir la cathédrale Notre-Dame de Paris en flammes. Quelle émotion de voir tomber la grande flèche qui s’était transformée en torche de feu! Nous vivions là un moment historique. Je communiais à la prière des chrétiens qui récitaient spontanément des Je vous salue Marie dans la rue, de l’autre côté de la Seine. 

Pour avoir visité plusieurs fois la cathédrale, pour m’y être recueilli et prié à son ombre, c’est avec un grand soupir de soulagement que j’apprenais en direct qu’elle était sauvée, que ses deux tours, comme « deux bras charnels qui rassurent, qui protègent », étaient toujours debout. Je prenais conscience ce jour-là que Notre-Dame de Paris, ce symbole de l’âme commune des Français, faisait vraiment partie de mon histoire, de mon patrimoine, de ma foi. 

Feu N D Paris

Quelques mois après l’incendie, plusieurs livres sont parus sur la cathédrale, construite entre le XIIe et le XIVe siècle. Je retiens un tout petit livre du poète et romancier François Cheng, membre de l’Académie française. Il se lit en une trentaine de minutes et s’intitule tout simplement À Notre-Dame (Éditions Salvator). 

Nous retrouvons dans ce recueil la brève et émouvante intervention de Cheng à l’émission télévisée La grande librairie du 17 avril 2019 sur l’incendie de Notre-Dame, des extraits de courriers envoyés par les téléspectateurs et un texte ultérieur de l’écrivain prolongeant sa réflexion. Il termine par ces mots : « La Seine transforme la cathédrale en un vaisseau portant toujours plus loin, toujours plus haut, les rêves humains.

Le soir même de l’incendie, le lundi saint, j’écrivais sur mon blogue une prière à Marie. Je vous la partage de nouveau, en ce temps de confinement et de pandémie du coronavirus, durant cette octave de Pâques, où nous faisons mémoire de la mort et de la résurrection du Christ.

Prière

Marie, tu n’as pas abandonné ton fils
aux supplices de la croix et de la mort,
mais tu as enfanté avec lui 
l’humanité nouvelle.
 
Aujourd’hui, tu es toujours là, 
présente,
silencieuse, 
compatissante,
en écho à nos souffrances.
 
Ne délaisse pas tes enfants de la terre
qui peinent sous le poids de l’épreuve.
 
Nous te contemplons debout 
au pied de la croix en flammes,
l’âme traversée d’un glaive,
ta force nous redonne courage.
 
Notre Dame des larmes,
si proche de nos douleurs,
aide-nous à rebâtir ton église
qui tombe en ruines.

 

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Des aspects positifs de la pandémie
Du confinement au relèvement

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