Le blogue de Jacques Gauthier

Trente-cinq ans de mariage. Lettre à mon épouse

jacques a son mariage 78 - Version 2
35e mariage 2
Pape 2 livre

Le 30 décembre 1978, nous disions devant Dieu et les hommes : « Oui, je le veux ». Tu parles d’une idée de se marier entre Noël et le Jour de l’an, même si les arbres avaient revêtu leurs habits de noce. Trop fatigués pour fêter cet anniversaire chaque année, nous avons préféré le 1er mai, jour où l’on s’est dit « je t’aime » la première fois. De l’absolu de cet amour fondateur découle tout le reste. Trente-cinq ans, déjà ! En me réveillant ce matin, je t’ai dit : « T’as beaucoup ronflé cette nuit ». Pas très romantique, n’est-ce pas ? Et de me répondre : « Après trente-cinq ans, la marchandise est non échangeable ». L’humour, voilà une première pierre à conserver sur le chemin quand on jette un coup d’œil au rétroviseur de notre vie à deux. Humour, humilité, pour être capable de rire de soi, de notre couple, sans blesser. Un couple qui rit est un couple...

Lire la suite
  23342 lectures

Le fabuleux destin de Lucie

photo Lucie

La vie est un mystère qui nous échappe, mais l'amour permet de l'accueillir jusqu'au bout, de la naissance à la mort. Daniel et Lise Lanoie en témoignent dans un article de la revue de l'Église de Saint-Hyacinthe, L'Envoi, (novembre-décembre 2013, p. 8-9). Daniel et Lise ont déjà deux enfants lorsque naît Lucie le 24 janvier 1979. On l'hospitalise à l'âge de trois mois et on lui découvre de nombreux handicaps : microcéphalie, scoliose, surdité partielle, déficience intellectuelle profonde. Les parents se retrouvent autour d’une table multidisciplinaire avec un neurologue, un psychologue, des médecins, une travailleuse  sociale, pour se faire dire que  leur fille a une espérance de vie d'une dizaine d'années. L’équipe tente de les convaincre de la placer en institution, car elle va nécessiter beaucoup de soins et qu'il est très difficle pour un couple de traverser cette épreuve. Leur décision est sans équivoque. "Nous choisissons de faire confiance à la vie et l’amour...

Lire la suite
  5589 lectures

Marie à l'aube de ma vie

Jacques 7 ans 1ere communion
Marie

Mes parents venaient d’emménager dans leur nouvelle maison à Grand-Mère avec leur enfant d’un an. Ma mère était de nouveau enceinte. Très épuisée vers la fin de sa grossesse, le médecin lui ordonna un repos complet. Craignant pour la santé de son deuxième bébé, elle avait promis à Marie que si l’accouchement se passait bien elle le lui consacrerait. Je fus donc baptisé le 8 décembre 1951, devenant ainsi enfant de l’Église et membre de cette grande famille qu’est la communion des saints. J'ai été oint de l'Esprit, comme Jésus, devenant prêtre, prophète et roi. Marie aura toujours une grande importance dans ma vie, d'autant plus que je suis né près du Sanctuaire Notre-Dame du Cap, très important au Québec. Chaque fois que je la prie, par exemple en récitant le chapelet, ou en le « marchant » avec mon épouse, je sais que les saints ne sont jamais loin, sans parler des...

Lire la suite
  5238 lectures

Je crois




L'Année de la foi, ouverte par Benoît XVI le 11 octobre 2012, et qui sera clôturée par le pape François le 24 novembre prochain, aura permis de raviver la foi des catholiques, d'approfondir la rencontre du Christ et de son Église. Personnellement, elle aura été l'occasion d'approfondir l'acte de croire que j'ai décliné en quinze variations dans mon livre L'aventure de la foi. Dans sa lettre encyclique Lumen Fidei, écrite avec Benoît XVI, François a montré qu'on ne peut pas croire tout seul. Bien qu'on dise "je" crois, la foi s'ouvre au "nous" de l'Église. "L'acte de croire s'exprime comme une réponse à une invitation à une parole qui doit être écoutée [.] Il est possible de répondre à la première personne, "je crois", seulement dans la mesure où l'on appartient à une large communion, seulement parce que l'on dit aussi "nous croyons" (no 39). Ainsi, celui qui croit n'est jamais...

Lire la suite
  3938 lectures

Notre soeur la mort


C’est une sœur parfois bien douce, la mort, qui voyage invisible à nos côtés. Mystérieuse et non absurde, elle arrive à son heure, souvent la moins attendue. Elle fait son entrée sur la scène de notre vie et nous joue son tour de passe-passe. Ce n’est pas elle qui prend la vie donnée et accueillie. Thérèse d’Avila, femme de désir et d’oraison, le savait : « Ô mort, je ne sais pas comment on peut te redouter, puisque c’est en toi qu’est la vie ! » Pour le cinéaste Woody Allen, l’approche est différente : « Je n’ai pas peur de la mort, je désire seulement ne pas être là quand elle viendra ». Accepter sa mort Lors d’une conférence sur la mort en juillet 2008, je demandai aux participants ce qu’ils feraient s’ils leur restaient une heure à vivre. Les réponses furent diverses et pleines de vie. En voici quelques-unes :...

Lire la suite
  4404 lectures

École de prière (16) Prier, c'est ennuyant


La prière est un long chemin que l'on fait en priant. On y va parfois avec entrain, mais aussi à reculons. Il arrive si souvent qu'on ne ressente rien, que l'ennui nous tenaille, mais cela ne veut pas dire qu'il ne se passe rien, comme je l'indiquais au blogue précédent. Un religieux me disait l'autre jour: "Prier, c'est ennuyant". Qu’est-ce qui t’ennuie ? Les formules toutes faites que l’on répète et qui assèchent le cœur. Le fait que tu sois là, dans le vide, dans l’attente d’un Dieu qui ne vient pas, que tu n’aies rien à lui dire. Ou que le temps ne passe pas assez vite et que tu aies mille choses intéressantes à faire. Pourtant, il ne s’agit pas ici de quelque chose à faire, mais de Quelqu’un à aimer et à écouter. Et puis, les Écritures donnent les mots de Dieu lorsque nous trouvons les nôtres trop ennuyeux. Avant...

Lire la suite
  3862 lectures

Tous appelés à la sainteté


D’aussi loin que je me souvienne, les saints m’ont toujours attiré. Une telle affirmation peut paraître incongrue dans nos sociétés post-modernes et laïques, même si certains saints demeurent toujours très populaires. Je vois plusieurs explications à cet attrait des saints dans ma vie : un besoin de modèles et de dépassement, un goût pour la poésie et le merveilleux, un désir de Dieu et de prière, un amour du Christ et de l’Église, une soif d’aimer et d’être aimé. Il y a peut-être d’autres raisons, mais est-ce si important de les connaître? La sainteté restera toujours un appel mystérieux dans nos existences. À la suite de Thérèse de Lisieux, le concile Vatican II a mis la sainteté à l’honneur en affirmant que « tous sont appelés à la sainteté ». Cet appel a trouvé écho dans le cœur de plusieurs baptisés à travers le monde. Que faisons-nous aujourd’hui de cette invitation de l’Église? Croyons-nous à...

Lire la suite
  4570 lectures

Réussir sa vie



Avez-vous réussi dans la vie? Qu’importe, il est toujours temps de réussir votre vie. Dire oui à sa vie, c’est savoir créer du neuf avec les échecs et les limites, les joies et les souffrances. C’est vivre le présent d’une promesse qui engage l’avenir, et, si on est chrétien, lever le front et lutter avec le Christ pour qu'il y ait plus de justice et de paix sur la terre. La foi au Christ apporte une interprétation du monde, un engagement dans la société, une espérance invincible, une confiance au Dieu Père. C'est une exprience à vivre où l'on se sait aimé de toute éterntié. Digne d’être aimé Thérèse de Lisieux a montré que nous sommes dignes d’être aimés malgré et à cause de nos blessures. Il est si facile de se haïr, écrivait Bernanos à la fin du Journal d’un curé de campagne : « Il est plus facile que l’on croit de...

Lire la suite
  4243 lectures

École de prière (15) Je ne ressens rien


Il est normal parfois de ne rien ressentir dans la prière, puisque toute émotion vient des sens et que Dieu est au-delà du sensible. C’est ce que le poète mystique Jean de la Croix appelle « la nuit obscure » : nuit par les sens et la raison qui sont privés de goût, nuit par la foi elle-même qui nous fait croire ce que nous ne voyons pas, nuit par Dieu lui-même qui est au-delà de tout ce qu’on pourrait en dire et comprendre. Ce Dieu, que «nul n’a jamais vu» (Jean 1, 18), mais que Jésus est venu révéler comme Père, est «un Dieu caché» (Isaïe 45, 15). Consolons-nous, tous les grands spirituels ont connu cette épreuve de l’aridité dans la prière. Dans la sécheresse spirituelle, Dieu semble absent, indifférent, caché dans un lourd silence. Ce sentiment d’être abandonné de Dieu est ressenti comme un vide intérieur, une solitude aride, un manque existentiel....

Lire la suite
  4298 lectures

La petite voie de Thérèse de Lisieux




Thérèse de Lisieux est convaincue que le Seigneur ne peut lui inspirer des désirs irréalisables, elle peut donc malgré sa petitesse aspirer à la sainteté. Comment ? En choisissant une petite voie faite sur mesure pour elle, qui consiste à prendre l’ascenseur de l’amour que sont les bras de Jésus. Elle découvre dans l’Écriture la réponse à sa quête d’amour et de sainteté, la découverte de sa « petite voie », telle que racontée au dernier manuscrit de son Histoire d'une âme. "Je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi, je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors...

Lire la suite
  11019 lectures

20 août: Saint Bernard




De 1973 à 1977, j'étais novice à l'abbaye cistercienne d'Oka, près de Montréal. C'est là que j'ai découvert saint Bernard et la spiritualité cistercienne. Figure importante de l’Occident chrétien, Bernard de Clairvaux demeure actuel aujourd’hui. Sa doctrine, comme ses actes, reflète les inspirations d’une nature mystique et contemplative, prompte à s’irriter contre tout ce qui peut éloigner de Dieu. Celui qui a donné le véritable envol à l’Ordre cistercien ne dissocie jamais le discours de l’expérience, la théologie de la spiritualité. Pour certains, il est le dernier des Pères de l’Église par sa connaissance amoureuse de la Bible, de la liturgie et de la tradition. L’aventure cistercienne Bernard de Clairvaux est né en 1090 dans une famille noble, au château de Fontaine, près de Dijon. Son père, Tescelin, était le seigneur de Fontaine et chevalier du duc de Bourgogne. Sa mère, dame Aleth de Montbard, sera vénérée comme bienheureuse. Ils eurent...

Lire la suite
  7625 lectures

14 août: Saint Maximilien Kolbe




Je suis toujours très touché par ce franciscain polonais qui offrit sa vie à la place d'un autre prisonnier, père de famille. Cela me parle très fort: un prêtre qui donne sa vie pour un laïc. Saint Maximilien Kolbe, martyr du nazisme, est un bel exemple de la compassion divine. Par son don suprême à Auschwitz, survenu la veille de l’Assomption de Marie, c’est la victoire du Christ ressuscité que nous célébrons. Les deux couronnes Maximilien naît en Pologne, le 8 janvier 1894, de Jules et Marianna Kolbe, tisserands. Ses parents, tertiaires franciscains, auront une bonne influence sur leur deuxième garçon — ils en auront trois —, mais celui-ci est un peu trop turbulent à leur goût. Doué d’un naturel spontané et têtu, le jeune Raymond, qui ne s’appelle pas encore Maximilien, désespère sa mère. Un jour, elle le réprimande en lui demandant ce qu’il deviendra plus tard. Ce reproche provoque...

Lire la suite
  9800 lectures

J'ai couru à Lac-Mégantic


J’apprends sur Twitter qu’on organise le 21 juillet une course de 12 kilomètres entre Nantes et Lac-Mégantic à la mémoire des victimes de la tragédie. J’aime l’idée : courir pour montrer de la solidarité à toute la population de la région du Lac-Mégantic. J’en parle à un ami de Gatineau, c’est d’accord. Je vais en profiter pour faire un don à la Croix-Rouge, apporter une boîte de mes livres pour la nouvelle bibliothèque, me recueillir à l’église Sainte-Agnès. Cinq heures de route de l'Outaouais et nous voici à Nantes, là où le train de la Montreal, Maine&Atlantic Railway a commencé sa folle descente. L’organisateur Christian Merciari attendait environ 150 personnes, nous sommes plus d’un millier, vêtus de vert, pour narguer le train de la mort, « car il n’est pas question / de laisser tomber notre espérance », avait écrit le poète Gaston Miron. Je parle avec Emmanuel qui a perdu sa conjointe au...

Lire la suite
  4078 lectures

22 juillet: Poème à Marie Madeleine


Matin de l’ange à la pierre tournée,  ô toi soleil sur la rosée!As-tu rencontré Marie-Madeleine,foulant en hâte le chemin de Pâques,parfum qui s’échappe du tombeaupour embaumer son Bien-Aimé? Porte ouverte à la flamme du printemps,ô toi jardinier sur la brèche!As-tu saisi les pleurs de l’amoureuse,mendiant le corps de l’amourqui s’élance au battant de son désirpour être nommé par son nom? Lumière enfouie à l’intérieur,ô toi silence sur le cœur!A-t-elle revu sa beauté en toi,laissant l’espace à ta présencequi se cache derrière sa douleurpour renaître d’eau et d’esprit? Frisson offert à l’étreinte,ô toi parole sur le sang!A-t-elle baigné ses yeux dans les tiens,retenant tes pieds à la terrequi s’esquivent vers l’autre ailleurspour monter au pays du Père? Jacques Gauthier, Prières de toutes les saisons, Bellarmin/Parole et Silence, p. 92.

  7093 lectures

Dans le ciel de Mégantic


« L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle », écrivait Saint-Exupéry dans Terre des hommes. Pourquoi faut-il des catastrophes pour nous le rappeler ? Nous avons été témoins depuis une dizaine de jours d’une éruption de bonté à Lac-Mégantic. « La belle province », éclaboussée depuis des mois par les scandales de la Commission Charbonneau, a retrouvé son cœur, son esprit de famille et d’entraide. Les médias ont abandonné les histoires d’enveloppes brunes pour montrer un autre visage du Québec : compatissant, sensible, solidaire. La main ne sert pas seulement à prendre, mais aussi à tendre l’autre main, sans rien attendre en retour. Ce qui est donné n’est pas perdu. Du temps, un sourire, un baiser, une accolade, une écoute, une bougie, une prière, un chèque. Il y a eu beaucoup de ces petits gestes cachés qui ont été faits avec amour, loin des caméras. La bonté apparaît autant qu’on la laisse transparaître. Un cœur...

Lire la suite
  4114 lectures

Dieu n'est qu'Amour



À la suite du mystique suisse Maurice Zundel (1897-1975), le jésuite François Varillon (1905-1978), que l’on considère comme un théologien poétique, affirmait que Dieu n’est pas immuable et impassible, il n’est qu’amour, donc il souffre, mais d’une passion d’amour, d’un excès d’amour. Dieu est toujours surabondance, gratuité, enthousiasme, mouvement, désir et don. S’il y a une souffrance en Dieu, c’est de trop aimer. L’amour n’est pas un attribut de Dieu, il est Dieu. L’infini de Dieu est un amour qui n’a pas de limites. "La toute-puissance de Dieu est la toute-puissance de l’Amour, c’est l’Amour qui est tout-puissant! On dit parfois : Dieu peut tout! Non, Dieu ne peut pas tout. Dieu ne peut que ce que peut l’Amour. Car il n’est qu’Amour. Et toutes les fois que nous sortons de la sphère de l’Amour, nous nous trompons sur Dieu et nous sommes en train de fabriquer je ne sais quel Jupiter."...

Lire la suite
  5941 lectures

Actualité de Thérèse de Lisieux




Qu’on l’appelle Thérèse Martin, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Thérèse de Lisieux, la petite Thérèse, on parle toujours de la même personne. C’est la sainte des petits pas, des recommencements, l’enfant chéri du monde et de l’Église. "L'âme de Thérèse de Lisieux est une petite fille qui tire Dieu par la manche", écrit Christian Bobin dans Les ruines du ciel. Peu de temps avant sa mort le 30 septembre 1897, à l’âge de 24 ans, elle avait prophétisé : « Vous verrez, tout le monde m’aimera ». Le temps lui a donné raison, surtout lorsqu’on voit l’immense succès de la pérégrination de ses reliques à travers le monde. J’en fus témoin au Québec pendant un mois à l’automne 2001. Elle qui voulait passer son ciel à faire du bien sur la terre et jeter une pluie de roses après sa mort tient promesse.   On peut se poser la question : Comment se fait-il que Thérèse de Lisieux...

Lire la suite
  5010 lectures

Le lieu du coeur


Le coeur est vu comme le symbole de l’amour, le lieu de notre être spirituel, le temple de Dieu. C’est une antenne très sensible qui a ses raisons, comme dirait Pascal, et qui nous fait entrer en relation avec la beauté, le monde, la souffrance, le mystère, l’Autre qu’on appelle Dieu. L'éveil du coeur  Les sages et les mystiques nous préviennent; ce n’est pas aisé de revenir à ce «sixième sens», où nous entendons, voyons, touchons, goûtons, sentons autrement. «On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux», confiait le renard au Petit Prince. C’est comme si après avoir exploré tant de paysages nous arrivions toujours à ce lieu premier du coeur où tout commence. Sainte Édith Stein donne une définition lumineuse du coeur comme le lieu du fin fond de l’âme : « Le cœur est proprement le centre de la vie. Nous désignons par là, bien sûr,...

Lire la suite
  6054 lectures

L'adoration eucharistique: douze conseils




  Depluis plusieurs années, nous voyons de plus en plus le Saint Sacrement exposé sur les autels du monde, non seulement dans les communautés nouvelles et les lieux de pèlerinage, mais dans de simples chapelles d’adoration perpétuelle, issues des paroisses et des diocèses. L’adoration eucharistique devient souvent le fondement de l’unité paroissiale. Des centaines de personnes assurent, jour et nuit et à tour de rôle, cette « garde d’amour » du Saint Sacrement. Célébration de l’Eucharistie et adoration ne s’excluent pas, mais se complètent mutuellement. La foi vivifiée par l’amour nous donne d’explorer les profondeurs de cette présence du Christ sous les signes du pain et du vin. Une expérience personnelle et ecclésiale Les temps d’oraison personnelle et d’adoration eucharistique renvoient à la communion ecclésiale, car nous sommes les membres de son Corps mystique. L’expérience que j’ai faite de l’adoration fut en Église. Les tabernacles et leurs traditionnelles veilleuses ont souvent été des...

Lire la suite
  12119 lectures

Le tendre Georges Moustaki


Georges Moustaki, chanteur français d’origine grecque, est mort le 23 mai à l’âge de 79 ans. Éternel rêveur et grand voyageur, il aura chanté la liberté, la solitude, la mer, surtout l’amour, d’une voix douce et tendre. Il aura pris le temps de vivre, revendiqué le droit à la paresse, déclaré l’état de bonheur permanent. Le métèque, qui n’était jamais seul avec sa solitude, a quitté ce jardin qu’on appelait la terre pour d’autres cieux. Il s’en est allé serein, emportant dans sa besace le grand amour qu’il portait à l’humanité : « Et nous ferons de chaque jour toute une éternité d’amour que nous vivrons à en mourir ». Ses chansons cool au style fluide ont bercé mon adolescence et mis un peu de poésie dans ma quête de sens et de liberté. Enfant, je me souviens d’un matin où Piaf chantait Milord dans ma chambre ensoleillée, premier tube de Moustaki. Le coup...

Lire la suite
  4544 lectures

En acceptant, vous accéderez à un service fourni par un tiers externe à https://www.jacquesgauthier.com/

©Jacques Gauthier,  tous droits réservés