Le blogue de Jacques Gauthier

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La paternité de saint Joseph

Joseph Pere
Le pape François a dédié l'année 2021 à saint Joseph, soulignant ainsi le 150e anniversaire de sa proclamation comme patron de l’Église universelle. Il a publié une lettre apostolique sur Joseph intitulée Patris corde (Avec un cœur de père). J'en ai fait un résumé dans mon blogue du 13 décembre 2020.  J'avais déjà donné six enseignements sur saint Joseph en 2013 pour Foi et Télévision chrétienne, à la suite de mon livre Saint Joseph, homme de foi (Médiaspaul). J'ai décidé de regrouper ces entretiens dans ma chaîne YouTube sous le titre: Retraite sur saint Joseph. Vous retrouvez trois de ces vidéos à la fin de l'article de mon blogue du 19 mars. Voici donc le quatrième entretien qui porte sur la paternité de Joseph. Les deux derniers entretiens seront consacrés à Joseph travailleur et au culte de saint Joseph. L'homme Joseph Joseph est un homme de son temps qui a vécu dans une époque difficile, mais qui a su...
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Noël et la rencontre du Verbe fait chair

Creche 2020
Noël! Ce mot qui vient du latin natalis, naissance, résonne étrangement cette année. La Covid-19 occupe toute la place, laissant peu d’espace pour les rassemblements dans les maisons, restaurants, églises. N’est-ce pas l’occasion de descendre en soi-même et de vivre un Noël plus intérieur, spirituel, loin du consumérisme à outrance? Le défi de la pandémie Pour le bien commun, les gouvernements nous rappellent de suivre à la lettre les consignes afin d’enrayer le virus. Nous apprenons la solitude solidaire, la proximité à distance, la présence dans l’absence, via Skype, Zoom, au royaume du virtuel.  À l’heure du confinement et du télétravail, plusieurs s’inquiètent de l’avenir. Garderont-ils leur emploi? Et puis, comment oublier les milliers de décès, les aînés en résidence, les gens qui gardent des séquelles du virus après avoir été infectés? Bien sûr, le vaccin « sauveur » est arrivé, mais l’immunité collective n’est pas pour demain. Et Noël arrive avec toute son...
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L'espérance: de l'Avent à Noël

Avent 2
L’Avent est le temps par excellence de l’espérance. Ce temps d’attente et de désir nous prépare à accueillir Celui qui est, qui était et qui vient, le Verbe de vie, l’Emmanuel, Dieu avec nous. Nous célébrons l’arrivée de la lumière qu'est l’avènement de Notre Seigneur Jésus Christ. Il est venu humblement dans la chair à Noël, il vient mystérieusement chaque jour en nos âmes, il viendra puissamment dans la gloire, que ce soit à la fin de notre vie ou à la fin des temps. Telle est la foi chrétienne.   Le mot Avent vient du latin Adventus qui désigne l'acte d'arriver. Cette joyeuse étape vers Noël rappelle que nous marchons vers un but, notre naissance en Dieu. Cette année, c’est la première fois que je vis ce temps en orphelin, solidaire des personnes qui vivent une perte, un manque, une solitude. Comme je l'ai déjà écrit dans ce blogue, mon père est décédé...
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Revenir à notre coeur d'enfant

Jacques et Sara Eve
Quand mes deux petites-filles sont à la maison, il m’arrive de les emmener au parc. Alors, c’est la fête ! Elles courent partout, sautent, glissent, perdent l’équilibre, se relèvent. On dirait qu’elles oublient le temps qui passe, tandis que leur grand-papa, lui, se fatigue assez vite. Mais en les regardant jouer avec une telle insouciance, je retrouve mon cœur d’enfant et je m’ajuste à leur rythme. Elles m’apprennent l’émerveillement, la joie, la simplicité, le sourire. La gratuité du jeu Dans Regards et jeux dans l’espace, le poète Saint-Denys Garneau écrit : « Un enfant est en train de bâtir un village / C’est une ville, un comté / Et qui sait / Tantôt l’univers ». C’est sérieux un enfant qui joue, il est totalement concentré dans ce qu’il fait, tout occupé à bâtir son univers intérieur. « Joie de jouer! paradis des libertés! », écrit le poète. Que nous soyons enfants ou adultes, le jeu nous décentre...
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L'ancien et le nouveau

Nouvel an 2017
 La main accrochée aux heuresje dessine pour ma petite-fillela fuite du temps dans mes cheveux Je m’abaisse à sa hauteurau vestibule de la maisonl’euphorie de se retrouver Elle n’attend que celase jeter dans mes brasm’élever à ses yeuxavec tout l’abandon du mondel’ivresse de la confiance Fraîche cuvée du nouvel anquelle soif me pousseà boire cette joiecomme si j’embrassais la mertouchais le ciel azurémon hommage levéaux enfants de la promesse Les vœux de bonheurfondent comme neigequand la tendresse reliele proche et le lointainl’ancien et le nouveau  Ce poème est tiré de mon recueil Un souffle de fin silence, Montréal, éditions du Noroît, à paraître en février 2017. Lire également sur ce blogue : La bénédiction du Jour de l’an
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Ma prière pour les familles

sainte famille
Merci, Seigneur,pour la famille que tu nous donnes.Elle n’est pas parfaite, mais c’est la nôtre,elle n’est pas idéale, mais c’est la tienne aussi.Nous t’accueillons avec ce que nous sommesdans la trame des relationsque nous tissons au fil des saisons. Nous prenons notre joie en toi,au secret de nos enfantsqui perpétuent ton alliance avec le monde.Nous nous laissons prendre par ton soufflepour la grande traversée de la vie,beau temps, mauvais temps,année après année. Ô Dieu d'amour et de tendresseapprends-nous à te prier au jour le jour,avec Jésus, Marie et Joseph,ta sainte famille sur la terre.Fais qu'à leur exemple nous soyonsdes témoins de ta miséricordedans notre fragile Église domestique. Nous sommes tes enfantset tu as besoin de nous,Père aimant,Fils sauveur,Esprit sanctificateur,l’unique Dieu qui demeureau-delà de nos différences. Tiré de ma prière pour la Sainte Famille, dans Prières de toutes les saisons, p. 34. Autre billet de mon blogue sur ce sujet: La famille, lieu de relations. 
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Élégie au petit Aylan

Petit Aylan
 Petit garçon couché sur le ventre,si semblable à mon bambin d’hier,quand ses doigts tachés d’encredessinaient la terre et la mer,un jardin de rêves à cultiver. De quel carré de sable es-tu le jeu,que tu apparaisses seul sur la plagedans ce lit mouillé qui n’est pas le tien,en quête de maison et de pays? Le grand large a pris ton dernier souffle,les vagues ont bercé ton corps silencieux,tel Ulysse reposant à côté du sommeil. L’eau salée s’est retirée avec la marée,larmes amères sur les plaies de l’histoire.Elle t’a laissé tes vêtements et tes souliers,pour que tu te lèves en un éclair à l’aube,que tu naisses tout sourire dans l’éternité. Ta photo-icône remue les peuples,ouvre les consciences et les frontières,rapproche les pas qui s’éloignaient du cœur,réveille cette part d’enfance permanente,latente en nos solitudes blessées. L’image inouïe nous suit dans la nuit éteinte.La mise au monde reste cachée à nos yeux,se fait entendre en résonance dans l’espace,familles d’accueil, visages...
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La joie en toi

Joie Prodigue
  La joie m'attend au carrefour. Elle est déjà assise dans mon silence. Seule sa manière de se révéler change ma façon de voir. Les bornes sont inutiles, les haltes sont dépassées. La fête de la joie ranime la braise de mes amours humains. Joie faite de rien, aiguisant mes sens spirituels. Joie qui me repose de ce que j’ignorais de moi. Joie qui demande l’abandon à la présence, non à la passivité. Joie de chanter le ciel donné. "J'ai arrêté de compter les étoiles quand j'ai compris que le ciel ne m'appartenant pas, on ne pouvait donc pas me le dérober" (Dany Laferrière, L'art presque perdu de ne rien faire). La joie est fille de l'Avent: on l'attend, on l'accueille. Il suffit d'être. Elle chasse les "ismes": le défaitisme, le négativisme, le relativisme. Le cœur voudrait tant exploser de joie, malgré les naufrages possibles. Vienne la neige dans l’espace, des cheveux d’anges...
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Au royaume de l'émerveillement



« Merveilles que tes œuvres, Seigneur, et merveille que je suis », lit-on au Psaume 138. Nous dépassons en dignité et en grandeur les plus belles merveilles du monde. Le savons-nous? La vie se déverse en nous à chaque âge et le battement de l’univers se mêle à notre sang. Nous faisons le moindre geste, et voilà des millions de cellules qui s’activent. Notre frère le corps n’est pas une machine que l’on a, mais un mystère que l’on habite intérieurement. Guérir de l'ennui S’émerveiller, c’est guérir de l’ennui et de la tristesse qui nous disposent parfois au découragement. On peut s’enfermer dans des habitudes et des horaires qui empêchent le soleil d’entrer; on peut aussi chercher à tout contrôler et diriger, alors que la vie nous appelle à un certain détachement et à la contemplation. L’antidote à cette déprime est de trouver chaque jour de quoi s’émerveiller : une plante, un repas, une...
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La fête des Pères



S’il y a des enfants, c’est qu’il y a des pères aussi. Un enfant naît et voilà un père qui naît avec lui. L’enfant est un mystère en lui-même, il nous échappe. Nous avons à l’adopter intérieurement, à l’accueillir sans cesse en l’acceptant tel qu’il est. Nul n’est parfait dans cette aventure de la vie. On traîne les blessures de notre enfance, nos enfants aussi ont les leurs. J’ai le privilège d’avoir encore mon père qui aura quatre-vingt-dix ans en janvier. Lui ai-je dit que je l’aime? Sûrement, mais pas assez. La fête des Pères est une bonne occasion. Il n’y a que cela qui reste, l’amour, le pardon, le partage. Lorsque j’étais petit, je voyais mon père comme une haute montagne qui m’invitait au sommet. Je lui disais : « Dis-moi le temps qu’il fait pour aller à la pêche ou à la chasse? ». Je le suivais dans la forêt. Mes pas...
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Dieu et la souffrance des innocents



Le cri du héros de Dostoïevski, Ivan Kamazarov, résume bien ce qui révoltait avec raison Albert Camus et plusieurs autres: « Si Dieu existe, comment peut-il tolérer la souffrance des enfants ainsi que celle des innocents »? Terrible question. Je poursuis avec ce texte ma réflexion entreprise au blogue précédent sur la question du mal. Que répondre devant le scandale de la souffrance des innocents qui met la vie au défi et nous place devant nos limites? Limites de la révolte de ceux qui tiennent Dieu pour absent devant le mal alors que son silence nous pousse à agir et ne valide aucunement les tenants d’un tel procès, soutient le philopophe et théologien Bertrand Vergely. Limites aussi de certains sages qui innocentent Dieu ou l’accablent en culpabilisant l’homme, alors que le mal est mal et que le bien est bien. Enfin, limites du désespoir qui paralysent la vie en empêchant d’aller au bout...
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