Le blogue de Jacques Gauthier

Cliquez sur les onglets de la barre pour voir les mots-clés et le calendrier des articles

La joie de notre coeur

Fleur
Le philosophe Sören Kierkegaard avait écrit : « Dieu n’a qu’une seule joie : communiquer… Il n’a qu’une passion : aimer et vouloir être aimé ». Est-ce aussi notre joie, notre passion ? Dieu n’est que joie et amour, et nous sommes créés à son image et à sa ressemblance, c’est pourquoi « la joie de notre cœur vient de lui » (Ps 33, 21).   Dans mon Petit dictionnaire de Dieu (Novalis), j’ai écrit ceci au mot « joie » : « La joie est assise au secret de mon silence. Elle s’installe et je me laisse envahir, impuissant à compter mes mérites. Vouloir la posséder, c’est la laisser faire. Plus elle se cache, plus elle m’appartient. Plus elle disparaît, plus je la connais. Cette joie est fragile comme tout ce qui commence ; une joie d’aube qui ne fait pas de bruit, une joie intérieure pleine de promesses, une joie mystique plus forte que la mort. « Joie,...
Lire la suite
  4212 lectures
  0 commentaires

Soif de Jésus, soif de la Samaritaine

Samaritaine 2
Samaritaine 1
Samaritaine 3
Soif Thérèse
Au 3e dimanche de Carême A, l'Église propose un récit qui ne laisse personne indifférent, celui de la rencontre de Jésus avec la Samaritaine au puits de Jacob (Jn 4, 5-42). Jean est le seul à rapporter cette histoire aux multiples interprétations. J'y vois surtout un enseignement très construit sur la soif de Jésus, "Donne-moi à boire" (Jn 4, 7) et celle de la Samaritaine. La scène se développe en trois étapes : le puits, le mari de la Samaritaine et les croyances des Samaritains. Ce récit est l’histoire d’une rencontre de deux désirs et de deux regards : celui de Jésus et celui de la Samaritaine. Il y a ici un contact qui va toucher le cœur des deux personnages, symbole de ce puits intérieur où nous sommes appelés à y boire l’eau vive. Jésus va révéler à cette femme, malgré les interdits, la vérité profonde qui l’habite. Son regard sur elle-même va...
Lire la suite
  9618 lectures
  0 commentaires

Lâcher-prise ou s'abandonner?

Confiance 2
Dans l'évangile de ce dimanche 2 mars (Matthieu 6, 24-34), Jésus nous invite à nous libérer de l’amour de l’argent qui peut empoisonner nos autres amours. "Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent" (6, 24) Il nous veut tout à lui et à son Père. Il nous invite également à ne pas trop nous soucier de notre vie et du temps qu’il fait, mais à tout accueillir comme venant de la main du Père. « À chaque jour suffit sa peine » (Matthieu 6, 34).  Si le Père nourrit les oiseaux, il nous donne beaucoup plus, nous qui valons plus qu’eux. En effet, il nous nourrit de l’Eucharistie et nous revêt de sa Parole pour bien tenir la route. Il nous donne son Fils, le Verbe de vie, pour qu'il vive et agisse en nous. Cherchons-le, lui, le Dieu fait homme, et cessons de nous regarder, de nous comparer, de nous lamenter....
Lire la suite
  9902 lectures
  0 commentaires

2 février: La fête des lumières

Presentation Jesus au Temple
Symeon
Déjà quarante jours que Jésus est né. En Juifs pieux, Marie et Joseph vont au temple pour accomplir la loi de Moïse : la purification de la mère et la consécration à Dieu de tout premier-né mâle. Les parents s’avancent dans le temple et offrent au prêtre deux tourterelles, ou bien est-ce deux jeunes colombes? Le prêtre accueille l’humble offrande, fait sur la jeune mère le rite d’absolution, consacre l’enfant. Dieu en son Fils se soumet à la Loi pour nous en délivrer et faire de nous ses enfants bien-aimés. Ainsi s’achève la première procession de la nouvelle Alliance. Les temps sont accomplis. La rencontre de la lumière Soudain, surgit un homme de l’ancienne Alliance qui attend depuis longtemps la Consolation d’Israël, un veilleur des temps nouveaux qui va enfin voir l’aube, un juste poussé par l’Esprit Saint qui va basculer dans une autre histoire. Le vieux Syméon nous représente dans...
Lire la suite
  22767 lectures
  0 commentaires

Épiphanie, l'étoile des Écritures

Epiphanie 1
Epiphanie 2
Fête de l'Épiphanie ou fête des Rois? Je les trouve bien sympathiques ces mages qui se mettent en route à la suite d'un signe. « Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » (Matthieu 2, 2) L'évangéliste ne dit pas qu'ils sont rois, ni combien ils sont. Leurs noms ne sont pas mentionnés, leur nationalité non plus, ni que l'étoile a guidé toute leur route. Nous savons qu'ils viennent d'Orient, donc qu'ils sont des non-juifs, et qu'ils se rendent à Jérusalem pour se renseigner où trouver le roi des Juifs qui vient de naître. Car le salut est pour tous et Jésus va se manifester (sens du mot épiphanie) à toutes les nations. Ce sont d'ailleurs ces étrangers qui vont reconnaître l'action de Dieu en la personne de Jésus, non les autorités juives représentées par Hérode. Où le trouver? La question "où le trouver" est...
Lire la suite
  4624 lectures
  0 commentaires

Exhortation du pape François "La joie de l'Évangile"




Le pape François vient de publier sa première exhortation apostolique, Evangelii gaudium, La joie de l’Évangile. Ce texte, écrit surtout au « je », est à l’image du pontificat de François : direct, simple, décapant. Conçu comme une feuille de route de l’Église, il couvre les champs de la vie en cinq chapitres et 288 numéros. On y retrouve le ton interpellant des homélies de l’évêque de Rome, et, dès le préambule, des formules phares comme « Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde » (3) ; « Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques » (6). Une expression revient comme un véritable leitmotiv : « Ne nous laissons pas voler… l’enthousiasme missionnaire (80), la joie de l’évangélisation (83), l’espérance (86), la communauté (92), l’Évangile (97), l’idéal de l’amour fraternel (101), la force missionnaire (109). Le Saint-Père évoque la joie d’évangéliser et invite...
Lire la suite
  4425 lectures
  0 commentaires

Ce n'est pas la fin du monde


Le discours apocalyptique qu’on retrouve dans l’évangile de Luc du 33e dimanche du temps ordinaire n’est pas facile à comprendre. Le mot « apocalypse » veut dire « révéler ». Pourquoi révéler les événements dramatiques concernant la Fin avec des images aussi sensationnelles? Le but de l'évangéliste Luc est moins de décrire ce qui va arriver dans l’histoire que d’insuffler au croyant un dynamisme de confiance et d’espérance. Notre vie est tenue dans la main de Dieu : « pas un cheveu de votre tête ne sera perdu » (Luc 21, 18). La Bible nous redit sans cesse que l’histoire n’est pas absurde, que Dieu la conduit vers un but précis, le salut éternel. Elle va vers un monde nouveau, où la mort ne sera plus. Dieu est là, avec nous, dans les douleurs de l’enfantement d’une terre nouvelle et d’un ciel nouveau (Apocalypse 21, 1). La venue du jour du Seigneur Il vient, celui qui est déjà...
Lire la suite
  3373 lectures
  0 commentaires

Les saints et saintes d'aucun calendrier



Il y a les saints inconnusqui ne sont connus que de Dieu seul.Il y a les saints du quotidienqui ne sont d'aucun calendrier.Il y a les saints anonymesqui ne sont pas élevés sur les autels. Il y a les saints de jourpour ceux qui sont dans la nuit.Il y a les saints de passagepour ceux qui sont dans le désert.Il y a les saints de coeurpour ceux qui sont dans le désespoir. Il y a les saints veilleursqui attendent la rencontre.Il y a les saints prophètesqui montrent l'autre rive.Il y a les saints marcheursqui ouvrent le chemin. Il y a les saints de parolequi disent le Nom.Il y a les saints de silencequi donnent la présence.Il y a les saints de désirqui enfantent l'autre. Il y a les saints désencombrésqui possèdent l'unique nécessaire.Il y a les saints lumineuxqui brûlent de tout envahir.Il y a les saints limpidesqui laissent chanter la source. Il y a les saints...
Lire la suite
  4540 lectures
  0 commentaires

Jésus et l'importance de la foi


L’Année de la foi nous aide à réfléchir sur cette réalité si importante. Croire en Dieu, c’est tout de même bien spécial, puisque l’objet de notre foi nous échappe sans cesse. On veut le toucher, le voir, le retenir, un peu comme Marie-Madeleine au matin de Pâques. Jésus lui en fait le reproche : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. » (Jean 20, 17). Notre attachement au Christ Ce qui différencie le chrétien des autres croyants est son attachement à Jésus Christ, jusqu’à le suivre dans sa mort et sa résurrection : « Il s'agit de connaître le Christ, d'éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en reproduisant en moi sa mort, dans l'espoir de parvenir, moi aussi, à ressusciter d'entre les morts » (Philippiens 3, 10-11). Dans les évangiles, Jésus s’émerveille de la foi de ses interlocuteurs, mais il déplore...
Lire la suite
  6907 lectures
  0 commentaires

L'aventure de la foi


En 2013, j'ai publié un petit livre, L'aventure de la foi, quinze variations, qui s'attarde surtout à l'acte de croire. Je décris la foi comme don et expérience, écoute et réponse, toucher et regard, doute et nuit, combat et engagement. Cet essai se présente comme une méditation toujours en mouvement, une symphonie inachevée, à la manière de la foi elle-même qui est une aventure jamais terminée. Trois sources me servent de mesure : la Bible, mon cœur et les témoins.  Voici quelques extraits de l'introduction. La foi, en général, est bienfaisante pour tous. Nous en avons besoin dans nos sociétés pour que la confiance et la loyauté règnent dans les échanges. Les racines latines du mot foi, fides, et du verbe croire, credere, expriment l’idée de confiance. On met sa confiance en quelqu’un, en quelque chose ; on se confie, on se fie à un autre que soi. Et cela commence très tôt. Le...
Lire la suite
  4354 lectures
  0 commentaires

Comme je vous ai aimés



Qu’il est difficile d’aimer, chante Gilles Vigneault. Nous en faisons l’expérience tous les jours dans nos relations. Pourtant, notre coeur n’est-il pas fait pour cela, aimer ? Le nouveau-né qui est privé d’affection peut se laisser mourir. C’est le besoin le plus fondamental de notre être : aimer et être aimé. Jésus a fait de l’amour fraternel son testament, un secret qu’il nous laisse avant de partir pour que nous vivions heureux: « aimez-vous les uns les autres ». Ce message est toujours d’actualité, même si amour rime souvent avec souffrance. Comment aimer ? L’amour ne se commande pas. D’ailleurs, n’est-ce pas naturel d’aimer, puisque nous sommes créés à l’image d’un Dieu qui n’est qu’Amour ? Pourtant, Jésus nous commande d’aimer ; il parle même d’un commandement nouveau. Oui, nouveau, car Jésus nous demande d’aimer comme il a aimé. C’est le « comme » qui fait toute la différence. Ce n’est pas le pourquoi aimer qui intéresse Jésus, mais le comment : « comme...
Lire la suite
  4778 lectures
  0 commentaires

Méditation biblique: Une histoire de pêche

L'Évangile est comme un grand jardin où nous entrons par tous les sens. Dieu y passe dans le concret de la vie à travers une odeur, une parole, un souffle, une sueur, un parfum, une larme, un repas, un lac, un métier. Il se révèle aussi par toutes sortes de paraboles et d’histoires, dont une de pêche miraculeuse.  Avance au large « Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth : la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu » (Luc 5, 1). Il voit deux barques et leurs équipages qui lavent les filets, signe que le travail est fini. Les pêcheurs ont peiné toute la nuit sans rien prendre. Ils ont hâte d’aller dormir. D’un geste audacieux, Jésus monte dans une des barques, celle de Simon, lui demande de s’éloigner du rivage, s’assoit pour enseigner la foule. Après cela, il dit à Simon, le...
Lire la suite
  5089 lectures
  0 commentaires

Une page d'Évangile à mon testament



Un jour, le directeur d'une revue consacrée à la prière m'a fait cette demande assez inusitée : "Quelle page d’Évangile aimeriez-vous annexer à votre testament pour vos enfants?" Tout un rappel à la réalité. En effet, je peux mourir n’importe quand, mes enfants aussi. Cette pensée donne une densité au temps qui passe. J’ai déjà accueilli ma mort comme une grâce. Pour le moment, elle ne me fait pas peur. J’en ai témoigné dans un livre consacré à la mort de mon beau-père Fraternelle souvenance et dans un recueil de poèmes L’ensoleillé. Je peux vraiment dire, à la suite de François d’Assise, « notre sœur la mort corporelle », puisque c’est par elle que je pourrai enfin voir le Dieu que j'ai tant cherché ici-bas, d’autant plus que le Chist a ouvert le chemin par sa mort et sa résurrection. En lui, la vie n’est pas détruite, mais transformée. Alors, quelle page d’Évangile ajouter à la fin...
Lire la suite
  9420 lectures
  0 commentaires

abonnez vous blog v2 down

Me suivre sur Twitter…

Sélection au hasard

Jacques Gauthier
3 décembre 2014
Le blogue de Jacques Gauthier
Vous ai-je déjà dit que l'Avent est le temps litur...
3494 lectures
Jacques Gauthier
10 mars 2013
Le blogue de Jacques Gauthier
Le cardinal Marc Ouellet ne laisse personne indiff...
4185 lectures
Jacques Gauthier
7 janvier 2015
Le blogue de Jacques Gauthier
L'encre coule, se fige, au prix du sang. Que peut ...
4172 lectures
Jacques Gauthier
9 octobre 2016
Le blogue de Jacques Gauthier
  Comme le lépreux qui rend grâce, je veux te...
2855 lectures
Jacques Gauthier
13 mars 2018
Le blogue de Jacques Gauthier
Le 27 mars 2017, le pape François recevait à Rome ...
2561 lectures