Le blogue de Jacques Gauthier

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La mort de mon père

Signet Papa
Mon père est décédé le 2 juin au matin, emporté par une pneumonie fulgurante, à l'âge de 94 ans. Je lui avais parlé au téléphone une semaine avant mon départ pour Sudbury, où je donnais une retraite à des prêtres du nord de l’Ontario. Il m’avait assuré qu’il allait bien, malgré un cancer diagnostiqué deux semaines plus tôt. « Je vais prier pour toi ». Ce fut sa dernière parole, que j’emporte avec moi comme une promesse éternelle.  À mon retour de Sudbury, le téléphone sonna dans la nuit comme un glas. Ma sœur Lise m’annonça que les jours de notre père étaient comptés ; il fallait partir tout de suite. La route fut longue de Gatineau à Shawinigan, mais j’avais l’ultime conviction qu’il nous attendrait avant de s’éteindre. Quand nous arrivâmes à l’hôpital avec ma mère, ma sœur Anne et mon frère Pierre étaient là, l’entourant de leur affection. Ma mère...
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Le grand silence du Samedi saint

Samedi saint
J’aime la sobriété du Samedi saint qui contraste avec la magnificence du Jeudi saint et la gravité du Vendredi saint. Il n’y a pas de rite particulier en ce jour, pas d'Eucharistie, sauf le soir à la veillée pascale. Jour du grand silence de l’espérance en la résurrection, les chrétiens prennent une pause tout en continuant à faire mémoire de la mort du Seigneur. Jour d’attente et de veille, nous nous ouvrons à la nouveauté pascale à venir. Le vide que nous ressentons est rempli du souvenir du Seigneur, son absence devient ainsi une forme supérieure de présence. Avez-vous remarqué qu’il n’y a pas de rites d’ouverture ou d’envoi à la Cène du Jeudi saint et à la célébration du Vendredi saint? N’est-ce pas pour marquer l’unité dans un même acte de prière qui englobe ces trois jours consacrés à la méditation du mystère de la Passion.  Le Samedi saint...
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Retour sur le film Des hommes et des dieux

Moines Tibhirine
Le 26 janvier 2018, le pape François autorisait la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer les décrets de béatification des 19 martyrs d’Algérie . Ce sont Mgr Pierre Claverie, les sept moines cisterciens de Tibhirine et onze autres religieux et religieuses. Ils ont été les témoins privilégiés du Christ en donnant leur vie par amour pour leurs frères et soeurs algériens. Les moines de Tibhirine sont surtout connus du grand public par le beau film de Xavier Beauvois  Des hommes et des dieux , que l'on peut voir sur Internet, DVD, et parfois à la télévison.   Je vous partage un texte que j'avais écrit sur ce film pour l'ancienne émission C'est ça la vie du 24 février 2011 de Radio Canada.  Un souvenir personnel Le 21 mai 1996, j’étais à l’abbaye cistercienne de Tamié, en Haute-Savoie, lorsque la nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre. Les sept moines...
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École de prière (64) La vénération des reliques

reliquaire enfant jpg
Reliques, du latin  relictum, signifie les restes, ossements ou cendres de personnes saintes, ainsi que des objets qui leur ont appartenu. Que ce soit les reliques de François Xavier, Thérèse de Lisieux, soeur Faustine, frère André, Jean-Paul II, les fidèles se déplacent en nombre dans les églises pour les vénérer. Comment se fait-il que les reliques de ces personnages du passé attirent encore des foules aujourd’hui? On aurait pu penser que dans notre milieu « postmoderne » et fortement sécularisé, ce culte des reliques était dépassé.  Cette forme de piété populaire n'est-elle pas proche de la superstition, du fétichisme? Pour y voir plus clair, voici quelques éléments qui relèvent de l'anthropologie, de l'histoire, de la théologie et de la spiritualité. Des modèles près de nous Tout commence avec le culte des morts qui est une caractéristique décisive de notre humanité. Du plus loin que l’on remonte dans l'histoire, les hommes préhistoriques ont enterré leurs...
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L'épouse manquante de Fernand Ouellette

F.Ouellette
Il y a trente ans, Fernand Ouellette publia Les heures . Ce recueil émouvant sur la mort du père, écrit dans l’urgence des dépouillements de l’âme, lui valut le Prix du Gouverneur général. Je retrouve la même grâce de «l’ailleurs transfiguré» dans le beau recueil dédié à l’épouse manquante, au titre intemporel : Où tu n’es plus, je ne suis nulle part . Le fils fait place à l’époux pour habiter le «dernier espace» de «la partante» qui lui manque. Il défie «l’abrupt», l’insondable de la mort, en une centaine de poèmes, «donnés» de 2015 à 2016. «Le poème doit se former / En déchiffrant le mystère, / Seule possibilité d’entendre / Ta musique de l’âme, / Encore si peu perceptible». Il évoque avec pudeur et profondeur soixante ans d’union conjugale, apprivoisant «le labeur du deuil» de sa «chère Lisette», compagne de soixante ans de publication, «Là où règne chaque mot...
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Avons-nous besoin de salut?

Recit dun passage 1
Un jour, j’étais à Cuba et je me baignais dans une mer houleuse. Je m’étais éloigné du rivage sans m’en rendre compte, aspiré au large par le ressac des vagues écumeuses. Je ne touchais plus le fond, le souffle commençait à manquer. Je me concentrais sur ma respiration pour ne pas paniquer. J’espérais m’en sortir en nageant de côté à travers le vacarme des flots déchaînés. J’avais l’impression de faire du surplace. Je parlai spontanément au Christ, comme il m’arrive de le faire dans la journée : « Ce serait complètement absurde de mourir ainsi, donne-moi la force de m’en sortir ». Finalement, après un ultime effort, je sentis le sable sous mes pieds. Ouf ! J’étais sauvé. Je partageai ma mésaventure à mon épouse. Je me voyais comme un survivant sur la plage, rempli d’espérance en la vie, qui ne tient vraiment qu’à un fil. Face à la mort, la...
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Prière à Notre-Dame des Douleurs

Marie des douleurs
Marie, tu es mère jusqu’au bout. Tu n’abandonnes pas ton fils aux supplices de la croix et de la mort, mais tu enfantes avec lui l’humanité nouvelle. Tu es là,  présente, silencieuse,  compatissante, en écho à sa Passion et à nos souffrances.   Ne délaisse pas tes enfants de la terre qui peinent sous le fardeau de l’épreuve.   Je te contemple debout au pied de la Croix, et je t’accueille chez moi. La vie jaillit de ton âme traversée d’un glaive.   Tu rends meilleur celui qui te regarde avec amour, pure grâce de te voir si belle en Dieu, si proche de nos douleurs.   Ève nouvelle, pleinement mère au pied de nos croix, guide-nous toujours vers Jésus pour sa joie et la nôtre.    Jacques Gauthier, dans  Prier la Parole , no 88, 15 septembre 2017, p. 10.
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Que penser du karma?

Souffrance enfant
Une journaliste m'a demandé un jour de lui parler du karma. Elle entendait souvent ce mot dans les conversations et ne savait pas trop quoi en penser. En effet, ce concept est à la mode, comme les mots mantra et nirvana. Le karma se veut une tentative de réponse aux questions métaphysiques que nous nous posons : "Où étais-je avant de naître ? Pourquoi la souffrance et le mal? Y a-t-il quelque chose ou quelqu’un après la mort ?"  Un concept lié à la réincarnation Le karma est un élément clé de la philosophie bouddhiste. Il est complètement étranger à la tradition judéo-chrétienne. On ne retrouve pas ce terme dans la Bible. Le karma veut dire activité, action, les effets qui en découlent et qui nous attachent à l’existence. Le Bouddha enseigne qu’il faut se détacher de tout désir et de tout sentiment pour triompher du karma et ne plus craindre de...
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Chemin de croix avec Jésus

Croix via dolorosa
1 ère station . Jésus est condamné à mort Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié . (Mt 27, 26) Jésus, ta vie nul ne la prend, tu la donnes librement avec amour. Tu prends sur toi la condamnation qui pèse sur Barabbas, sur tout le genre humain. Tu es flagellé, couronné d’épines, livré pour être crucifié. Béni sois-tu de vaincre les ténèbres du mal par la puissance de ton humilité. 2 ème   station . Jésus est chargé de sa croix Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. (Mt 16, 24) Jésus, tu es chargé de ta croix comme Isaac porta sur son dos le bois de son holocauste. Elle est l’arbre de vie qui nous ouvre les portes du Ciel. Nous marchons à...
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À la fin, ma mort-résurrection

Mort Nuages
En cette Semaine sainte, à la lumière de la mort et de la résurrection du Christ, je vous partage un poème sur ma Pâques, passage de la mort à la vie. Il constitue la dernière partie du recueil Un souffle de fin silence . Il faut une certaine folie ou inconscience pour évoquer ainsi sa mort et ses funérailles. Ma foi au Grand Vivant m’en donne l’audace. À la fin Et je prierai l’amour de toi, chaîne de feu, De me bien attacher au bord de ton calvaire Et de garder toujours mon regard sur ta face Pendant que reluira par-dessus ta douleur Ta résurrection et le jour éternel. (Saint-Denys Garneau, Et je prierai ta grâce)   Un jour la mort m’enlacera dans son linceul   Je serai assis sous l’arbre tranquille à côté de mon ombre à regarder le ciel ou alité dans la chambre espérant une présence le...
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Sortons de nos tombeaux

Jésus et Lazare
Jésus aime se reposer à Béthanie chez son ami Lazare. Alerté par Marthe et Marie, il arrive trop tard, leur frère malade est déjà mort. Jésus dit à Marthe : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11, 25). Marthe reconnaît en Jésus le Messie, le Fils de Dieu. Ému, il pleure devant le tombeau de son ami. Lui qui est venu pour que nous ayons la vie en abondance demande qu’on enlève la pierre. Marthe hésite. Jésus l’interpelle de nouveau : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jn 11, 40). Après une prière d’action de grâce à son Père, l’inimaginable se produit : le mort sort du tombeau les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d’un suaire. On cherche alors à faire mourir Jésus, car il accomplissait trop...
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Mon coeur

coeur corde
  Ô mon cœur pourquoi cesser de battre le temps est suspendu la corde se noue il fait si blanc dedans   Le pouls s’affaiblit le souffle s’éteint l’âme s’écoule s’échappe du canal vers la mort amoureuse   Plus rien que le vide séparé du corps sans connaissance pupilles dilatées ailleurs dans le silence   À quoi joues-tu ami pour me fausser compagnie après tant d’années de rires et de larmes ma quête t’a épuisé   Je ne bouge plus tombe de la chaise choc salutaire je reste sans voix tu bats de nouveau   Le sang n’a fait qu’un tour je reviens de la mer attiré en son centre baiser froid sur les mains attachées par un fil   Tu t’emballais plus jeune pour sortir de la cage quand passait le printemps tu t’es envolé à part me jetant par terre   L’ambulance est arrivée je gémis dans la...
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Recevoir l'onction des malades

sacrements onction
Lorsque la maladie terrasse le corps, la vie devient plus précieuse, parce que fragile. Tout ralentit, les projets sont suspendus, nous sommes dépendants des autres, on fait confiance aux médecins, on se repose. Si nous sommes chrétiens, nous nous abandonnons au Père en toute confiance avec Jésus sur la croix. C’est ce qui m’est arrivé le mercredi des Cendres. J'ai perdu connaissance à la maison, incapable de bouger et de me relever. L'ambulance est arrivée. J'ai passé la nuit à l’hôpital de Gatineau, en isolement. J'ai tout offert au Seigneur et prié pour les malades. Le médecin a confirmé que j’avais contracté le virus de l’influenza. La semaine suivante, j’ai passé des examens à l’institut de cardiologie de Montréal. On m’a diagnostiqué une syncope, mais le cœur a tenu le coup. Je pense que nous avons encore un bon bout de chemin à marcher ensemble.   Durant ce temps, mon...
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Hymne à la vie

Livre Souffle
Je vous partage la recension de Bernard Plessy , agrégé de Lettres classiques en France, au sujet de mon recueil  Un souffle de fin silence  ( éditions du Noroît ). Elle est parue sous le titre Hymne à la vie sur le site Aleteia, 26 février 2017.  Dans son dernier recueil,  Un souffle de fin silence , Jacques Gauthier entame une véritable quête poétique à travers les différents âges de la vie. Un poète ne raconte pas sa vie. Il l’ évoque  : il en fait apparaître ce qui lui donne sens. Avec les mots, sur fond de silence, il a tout pouvoir. Le coquillage du souvenir, appliqué à l’oreille interne, lui restitue le poème originel, l’entrée dans son histoire – et c’est comme le film très pudiquement charnel de sa naissance. La méditation du soir lui permet d’anticiper sa mort – et c’est une hymne à cette nouvelle entrée dans la...
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En avant, la vie!

Mort
Lors d’une émission d’Apostrophes, Bernard Pivot avait demandé à sœur Emmanuelle (1908-2008) quel était son mot préféré. La réponse fut immédiate : Yalla !, mot arabe qui signifie : « En avant ! » La mort est en avant, notre naissance aussi. Nous n’avons jamais fini de naître. Pour les croyants et croyantes, la mort est vue comme le jour de leur véritable naissance. Thérèse de Lisieux, décédée le 30 septembre 1897, écrivait : « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ». De son côté, Félix Leclerc chantait : « C’est grand la mort, c’est plein de vie dedans ». Un accompagnement par la présence J’ai relaté dans le livre Récit d’un passage  les derniers mois de la vie de mon beau-père. Mon accompagnement auprès de lui m’a rendu plus humain et plus lucide face à la mort. J’ai surtout retenu trois choses de cette expérience. La vie n’a de sens...
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Hommage à mon oncle franciscain (1917-2016)

Moi et Pere Claude
Il était une fois un petit garçon de 4 ans hospitalisé pour une jaunisse. Sa mère ne pouvait pas lui rendre visite. Son frère, un franciscain qui l’avait baptisé jadis, prenait le relais. Né à Montréal le 11 avril 1917, il avait vécu à Grand-Mère et avait été ordonné prêtre trente ans plus tard. Il le visitait et lui apportait des bonbons. Cet homme joyeux représentait pour lui une image bienveillante de Dieu. Il l’appelait mon oncle René, mais en religion c’était le père Claude Héroux. Il se souvient de ces Noëls où il partait avec son père pour ramener l’oncle à la maison, le temps d’un repas. Quand il le visitait à Trois-Rivières, il lui demandait d’explorer le musée du bon père Frédéric , situé à la crypte, sous la chapelle Saint-Antoine. Avec le temps, l’enfant connaissait plusieurs franciscains qui venaient à la maison : les pères Paul, Florian,...
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La messe du P. Jacques Hamel (1930-2016)

L’attentat à Nice , un 14 juillet, m’avait laissé sans voix. En priant pour les victimes, un seul mot revenait, le même que Jésus sur la croix : Pourquoi ? Avec l’exécution du P. Jacques Hamel, pendant qu’il célébrait l’Eucharistie, qui, faut-il le rappeler, est l’actualisation de la mort et de la résurrection du Christ, une autre parole de Jésus en croix est montée au cœur : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34). À la mort du père Jacques, le 26 juillet, j’ai écrit sur ma page Facebook que je priais également pour les deux terroristes tués et leurs familles. Certains, se disant catholiques pratiquants, ne pouvaient pas aller jusque là : « Prier pour ses barbares, jamais, encore moins pardonner ». Je comprends très bien cette réaction humaine. Chacun son cheminement et sa grâce. Mais l’appel de Jésus est clair : « Vous avez appris qu’il a été dit...
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L'accompagnement des mourants: récit d'un passage

Mon livre  Récit d'un passage  apporte une pierre de plus à l'importance de l’accompagnement des mourants. J'en témoigne avec émotion les 15 premières minutes à l'émission "Église en sortie" de Sel et Lumière du 10 juin 2016 . J’ai montré dans ce récit de la mort de mon beau-père comment la famille peut accompagner un homme en fin de vie et comment celui-ci soutient ses proches à sa manière. La beauté de ce don mutuel révèle la profondeur de la relation humaine lorsqu’elle est assumée jusqu'à la fin, à la suite du Christ.  En ces temps où l'on parle beaucoup de mourir dans la dignité, de soins palliatifs, de compassion, d’euthanasie, de suicide assisté, prenons-nous vraiment le temps de vivre ce passage essentiel de la vie jusqu’au bout ? (Relire ma réflexion sur ce sujet si délicat dans ce billet du blogue: L'euthanasie et le dur labeur de vivre ). Le temps...
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Livre: Quand je ne serai plus là

Zanotti Sorkine
Michel-Marie Zanotti-Sorkine , prêtre très connu en France pour ses écrits et prédications de feu, a rédigé un petit livre sur la mort qui a piqué ma curiosité. Je vous dirai pourquoi à la fin. Quand je ne serai plus là est une lettre de soixante-dix pages qu’un père de deux enfants, marié depuis plus de trente-cinq ans, écrit à son fils Emmanuel avant de mourir. Il est atteint d’un cancer et les médecins ne lui donnent plus que six mois à vivre. Il prend donc la plume pour livrer ses dernières volontés et ne pas rater sa sortie.   Ce récit fictif, écrit finement avec le sang du cœur de l’auteur, se lit en moins de deux heures. Il peut nous être utile, puisque nous allons tous mourir un jour. Mais contrairement au narrateur, nous ne savons pas quand. Seul l’amour demeure qui prend les visages de la disponibilité...
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Une mort comme l'offrande du soir

Recit dun passage 1
Le journaliste Philippe Oswald a écrit une belle critique de mon livre Récit d'un passage .  Elle est parue le 4 avril sur le site français  Aleteia  sous le titre: "Une mort comme l'offrande du soir". Je vous la partage intégralement en ce temps pascal où nous célébrons la victoire du Christ sur la mort. En christianisme, l'amour a toujours le dernier mot. Alors que le monde meurt de peur devant la mort, Jacques Gauthier témoigne que celle de Gilles, son beau-père aimé, fut pour lui et sa famille comme une nouvelle naissance. C’est le grand mystère de la mort qu’évoque Jacques Gauthier de façon à la fois réaliste et poétique en racontant celle de son beau-père Gilles. Près de dix ans ont passé depuis que c’est arrivé. Il aura sans doute fallu cette incubation pour que jaillisse ce récit d’une mort pleinement vécue comme un passage, la mort d’un...
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