Le blogue de Jacques Gauthier

Cliquez sur les onglets de la barre pour voir les mots-clés et le calendrier des articles

Le fabuleux destin de Lucie

photo Lucie
La vie est un mystère qui nous échappe, mais l'amour permet de l'accueillir jusqu'au bout, de la naissance à la mort. Daniel et Lise Lanoie en témoignent dans un article de la revue de l'Église de Saint-Hyacinthe, L'Envoi, (novembre-décembre 2013, p. 8-9).Daniel et Lise ont déjà deux enfants lorsque naît Lucie le 24 janvier 1979. On l'hospitalise à l'âge de trois mois et on lui découvre de nombreux handicaps : microcéphalie, scoliose, surdité partielle, déficience intellectuelle profonde. Les parents se retrouvent autour d’une table multidisciplinaire avec un neurologue, un psychologue, des médecins, une travailleuse  sociale, pour se faire dire que  leur fille a une espérance de vie d'une dizaine d'années. L’équipe tente de les convaincre de la placer en institution, car elle va nécessiter beaucoup de soins et qu'il est très difficle pour un couple de traverser cette épreuve. Leur décision est sans équivoque."Nous choisissons de faire confiance à la vie et l’amour que nous...
Lire la suite
  4745 lectures
  0 commentaires

Je crois




L'Année de la foi, ouverte par Benoît XVI le 11 octobre 2012, et qui sera clôturée par le pape François le 24 novembre prochain, aura permis de raviver la foi des catholiques, d'approfondir la rencontre du Christ et de son Église. Personnellement, elle aura été l'occasion d'approfondir l'acte de croire que j'ai décliné en quinze variations dans mon livre L'aventure de la foi.Dans sa lettre encyclique Lumen Fidei, écrite avec Benoît XVI, François a montré qu'on ne peut pas croire tout seul. Bien qu'on dise "je" crois, la foi s'ouvre au "nous" de l'Église. "L'acte de croire s'exprime comme une réponse à une invitation à une parole qui doit être écoutée [.] Il est possible de répondre à la première personne, "je crois", seulement dans la mesure où l'on appartient à une large communion, seulement parce que l'on dit aussi "nous croyons" (no 39). Ainsi, celui qui croit n'est jamais seul,...
Lire la suite
  3315 lectures
  0 commentaires

Le don de la foi: écoute et réponse




"La foi est un don gratuit de Dieu qui demande l'humilité et le courage d'avoir confiance et de faire confiance, afin de voir le chemin lumineux de la rencontre entre Dieu et les hommes, l'histoire du salut" (Pape François, Lumen Fidei, no 14). Don de DieuLa foi en Dieu est un don qui provoque le don de soi, mais c’est Dieu qui a d’abord l’initiative. Les grands témoins bibliques en témoignent : la foi est un don que l’on reçoit de Dieu. Il y a cette ouverture en nous du salut de Dieu révélé en Jésus Christ par l’Esprit Saint qui nous rend capables de l’accueillir. L'être humain est capable de Dieu, dit-on en théologie. Mais alors, pourquoi tous ne reçoivent-ils pas ce don?On peut répondre ainsi: "C’est le mystère insondable de la grâce divine et de la liberté humaine". D'autres peuvent ajouter: "Les voies de Dieu ne sont pas les nôtres". De toute...
Lire la suite
  4444 lectures
  0 commentaires

L'un de la Trinité a souffert



Le Père s’est compromis en son Fils qui a partagé notre douleur et notre histoire. Il a risqué notre humanité. Mais peut-on dire que Dieu a souffert et qu’il souffre encore? Oui, dans le Christ et les membres de son corps. Les conciles d’Éphèse et de Chalcédoine ont défini qu’il y a dans le Christ une seule personne, mais deux natures, humaine et divine, ce qu’on appelle l’union hypostatique. Pas facile à comprendre ce mystère, je l’avoue. Si le Dieu de la foi chrétienne souffre, ce n’est pas comme nous. Sa souffrance est liée à la nature humaine du Verbe fait chair qui culmine dans la résurrection, la victoire de la vie sur la mort.Dieu est heureuxMême si Dieu souffre, il reste fondamentalement heureux. Sa compassion n’altère en rien sa joie profonde. La joie de Noël ne s’efface pas devant le scandale du Calvaire. Dieu est un Dieu de joie et...
Lire la suite
  3826 lectures
  0 commentaires

Dieu et la souffrance des innocents



Le cri du héros de Dostoïevski, Ivan Kamazarov, résume bien ce qui révoltait avec raison Albert Camus et plusieurs autres: « Si Dieu existe, comment peut-il tolérer la souffrance des enfants ainsi que celle des innocents »? Terrible question. Je poursuis avec ce texte ma réflexion entreprise au blogue précédent sur la question du mal.Que répondre devant le scandale de la souffrance des innocents qui met la vie au défi et nous place devant nos limites? Limites de la révolte de ceux qui tiennent Dieu pour absent devant le mal alors que son silence nous pousse à agir et ne valide aucunement les tenants d’un tel procès, soutient le philopophe et théologien Bertrand Vergely. Limites aussi de certains sages qui innocentent Dieu ou l’accablent en culpabilisant l’homme, alors que le mal est mal et que le bien est bien. Enfin, limites du désespoir qui paralysent la vie en empêchant d’aller au bout de...
Lire la suite
  5181 lectures
  0 commentaires

La question du mal


Avec les médias et les réseaux sociaux, peu de tragédies nous échappent: guerres, tueries, viols, séismes, épidémies, accidents. Les drames familiaux nous touchent plus particulièrement, comme on l’a vu récemment à Stittsville, près d’Ottawa, où une femme a tué ses deux enfants avant de s’enlever la vie. Devant tant de malheur, il n'y a souvent qu'un mot: Pourquoi? Certains se demandent que fait Dieu? D’autres le prient, telle cette note déposée devant la maison de Stittsville, adressée probablement au père dévasté : « Que Dieu vous guide et vous donne la force dont vous avez besoin ». (Le Droit, 16 janvier 2013). Dans ses Confessions, saint Augustin montre que Dieu est présent dans ce que l’on vit et il nous soutient dans l’épreuve. Il n'assiste pas la personne comme un dieu extérieur qui ne se réduirait qu’à cela, il sauve de l’intérieur par la foi ardente qu'on met en lui. Cette foi aide à tenir...
Lire la suite
Mots-clés :
  3487 lectures
  0 commentaires

Noël, notre naissance


Il n'y a pas un Noël semblable, car nous changeons de saison en saison. Depuis Noël dernier, nous avons ri et pleuré, chanté et souffert, espéré et douté, nous ne sommes plus tout à fait les mêmes. Que sera Noël cette année? Une chose est certaine, la liturgie ne change pas; on peut donc se rattraper d'une année à l'autre. Elle nous permet de rencontrer Dieu dans un "aujourd'hui" qui ne finit pas. Notre naissance se vit dans le présent de cet aujourd'hui de la liturgie.C’est la foi qui donne tout son sens à Noël. L'histoire est pénétrée de la naissance de Dieu en notre chair. Il se passe toujours quelque chose à Noël qui découle de l’éternelle enfance de Dieu : le partage, l’affection, l’espérance, la joie, et la souffrance aussi. Que de Noëls pour apprendre à vivre et à aimer ! Que de passages pour assumer sa propre naissance et advenir...
Lire la suite
  5742 lectures
  0 commentaires

Faire de l'éternel

Newtown enterre ses morts dans le silence du mystère, à l'ombre des journalistes, des micros et des caméras. On a tiré des leçons du passé, les familles restent à l'écart du cirque médiatique. Nous percevons l'écho de leur souffrance dans quelques reportages. Le temps s'ouvre à ce qui est éternel: l'amour, Dieu, aujourd'hui. « Dieu a mille ans pour faire un jour; je n'ai qu'un seul jour pour faire de l'éternel, c'est aujourd'hui » (Christian de Chergé, prieur des moines de Tibhirine qui ont été assassinés en Algérie).Là où nous sommes, témoignons du mystère qui nous habite. Ce que l’on peut expérimenter de plus beau et de plus profond, disait Einstein, c'est le sens du mystère. Il ajoutait que ce principe « sous-tend la religion et toute entreprise artistique et scientifique sérieuse ». L’expérience du mystère prend la couleur de la relation que chacun vit avec lui-même, le monde, les autres, Dieu, s'il est croyant....
Lire la suite
  8587 lectures
  0 commentaires

La lumière du mystère


         Dans Le Devoir du samedi 24 novembre, Jean-François Nadeau commence son article Cessez-le-feu en citant un extrait de l’audience générale de Benoît XVI : « Si, face au mystère, la raison ne voit que l’obscurité, ce n’est pas à cause de l’absence de lumière, mais de son excès. »Je ne sais pas si Monsieur Nadeau a lu tout le texte, mais il conclut que la raison, ici la lumière, apparaît comme un ennemi, et que pour Benoît XVI, l’obscurité n’est autre que la lumière totale. Il l’accuse de détourner le sens des mots, avec « tous ces papes de l’obscurantisme, qu’ils soient catholiques, juifs ou musulmans ». Hors, le pape dit tout le contraire dans cette catéchèse du mercredi 21 novembre, en lien avec l’Année de la foi qu’il a lui-même décrétée. Il affirme que devant le mystère de Dieu, trop de lumière ne cache pas à la raison cette lumière, mais l’aveugle, tant cette...
Lire la suite
  9314 lectures
  0 commentaires

abonnez vous blog v2 down

Me suivre sur Twitter…

Sélection au hasard

Jacques Gauthier
22 septembre 2013
Le blogue de Jacques Gauthier
Personnage très populaire dans l’Église catholique...
4788 lectures
Jacques Gauthier
4 mars 2015
Le blogue de Jacques Gauthier
On me demande souvent de me présenter brièvement à...
6782 lectures
Jacques Gauthier
10 juillet 2015
Le blogue de Jacques Gauthier
Cette année, Alençon et Lisieux fêtent les bienheu...
7435 lectures
Jacques Gauthier
25 avril 2013
Le blogue de Jacques Gauthier
Depuis le début de cette école de prière sur mon b...
3716 lectures
Jacques Gauthier
29 septembre 2014
Le blogue de Jacques Gauthier
Dès que j'arrive à Paris, et que l'horaire me le p...
4847 lectures