
On me demande souvent de me présenter brièvement à la fin d'un article ou d'un livre à publier. J'ai l'impression d’écrire ma notice nécrologique, mais comme dit le proverbe : « On n’est jamais si bien servi que par soi-même ». Pour aller à l’essentiel, j’énumère ces titres un peu sérieux qui rassurent : poète, théologien, auteur d’ouvrages de spiritualité, ancien professeur à l’Université Saint-Paul, conférencier, prédicateur de retraites… Depuis quelque temps, j’ai ajouté un nouveau titre à mon panégyrique : époux. Il me semble qu’il me définit mieux que les autres. Je le porte fièrement depuis plus de trente-cinq ans, sans oublier son corollaire, père de famille. Combien de fois dans des retraites spirituelles, on m’a appelé « mon père ». Et de leur répondre : « C’est vrai, je suis père de quatre enfants ». Ou qu’on me demande : « De quelle congrégation êtes-vous » ? Alors je leur dis, en souriant: « De la congrégation des pères de famille ». Époux, mieux...






















