Mon carême avec Thérèse de Lisieux

Les carêmes se suivent et ne se ressemblent pas. 18 février, mercredi des Cendres. C’est tôt cette année, avec ce froid polaire qui persiste depuis plusieurs semaines, du moins au Québec. Le monde aussi a froid; je pense à cette vague d’attentats terroristes qui déferle sur plusieurs pays. Une image parmi tant d’autres : l’assassinat en Libye de 21 coptes égyptiens, décapités parce que chrétiens, par des djihadistes de l’autoproclamé État islamique. Ce sang est un témoignage qui hurle, disait le pape François le 16 février, il renvoie au Christ.

Le mercredi des Cendres marque l’entrée en carême par la prière, le jeûne et le partage. Ce rite tout simple exprime la finitude humaine et l’appel à la conversion au Christ. Cette ancienne pratique pénitentielle décrite dans l’Ancien Testament parle de cœur contrit, de nouveau départ sur la route.

Dans l’Évangile, Jésus insiste pour que ces pratiques soient faites dans le secret de nos chambres et de nos cœurs. Quand on prie, c’est pour mieux se donner. Même chose pour le jeûne ; si on se prive de nourriture, de tabac, de télévision, d’alcool, de Facebook, de bavardage, de dessert, et bien, c’est pour mieux aimer, pratiquer l’aumône, partager. Cette expérience de désert intérieur se vit seul et en communauté dans un coeur à coeur avec Jésus, prolongeant sa prière d'offrance au Père. 

Le Carême, mot qui veut dire quarante, devient alors le moment favorable, le jour du salut, qui secoue l’âme habituée, la dépoussière d’idées toutes faites, de préjugés, qui l’empêchent d’aller vers les autres. Car la grande grâce est de s’oublier, disait le romancier Bernanos, pour mieux partager le temps qui nous reste. Dans son homélie du 5 mars 2014, le pape François disait: "Ce n'est que lorsque les difficultés et les souffrances de nos frères nous interpellent, ce n'est qu'alors que nous pouvons commencer notre chemin de conversion vers Pâques. Il s'agit d'un itinéraire qui comporte la croix et le renoncement".

Mon careme avec la petite Therese

Ce ne sont pas les outils qui manquent pour nous aider à bien vivre ces quarante jours à la suite du Christ. Il y a des sites Internet, des carnets de carême, des livres. Au mensuel Parole et Prière, on m’a demandé d’écrire un hors-série : Mon carême avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. On peut le feuilleter en ligne en cliquant ici.

 Dans ce hors-série 2015, on retrouve pour chaque jour du carême un épisode de la vie de la petite Thérèse, un texte de la sainte, un commentaire pour la vie chrétienne, une citation tirée de l’Écriture, une résolution pratique pour le carême. Bref, un guide pour vous accompagner tout au long de ce carême 2015 en vous mettant à l’école de Thérèse de Lisieux. Nous avons donc une compagne de choix cette année, une maîtresse de vie spirituelle, une missionnaire au cœur de feu. 

Marchons avec confiance jusqu’à Pâques à la lumière de la Parole de Dieu et des écrits de sainte Thérèse, notre sœur et notre amie.

Pour aller plus loin, un florilège des écrits de Thérèse, à paraître aux éditions Parole et Silence le 12 mars 2015: Chemins vers le silence intérieur avec Thérèse de Lisieux.

Un extrait de ce billet est paru dans Le Droit, Ottawa, 18 février.

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