La résurrection de Lazare
Je suis la résurrection
À son arrivée, Jésus voit que Lazare repose au tombeau depuis quatre jours déjà. Marthe part à sa rencontre et lui dit que s’il avait été là, son frère ne serait pas mort. Jésus lui déclare aussitôt qu’il ressuscitera. Elle pense que ce sera au dernier jour. Il lui fait alors cette révélation étonnante : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11, 25-26). Marthe répond : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu. »
Elle part avertir sa sœur que le Maître est là et qu’il l’appelle. Marie se lève rapidement et rejoint Jésus. Elle se jette à ses pieds et pleure avec les juifs qui l’ont suivie. Jésus, saisi d’émotion, se met aussi à pleurer. Lui qui est venu pour que nous ayons la vie en abondance demande qu’on enlève la pierre. Marthe hésite : « Seigneur, il sent déjà » (Jean 11, 39). Jésus l’interpelle de nouveau : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11, 40).
Tel est donc le secret : une foi à toute épreuve. Nous ne pouvons pas tout maîtriser, nous avons donc à mettre notre confiance et notre espérance en Dieu, qui est Père, plénitude, élan de vie éternelle. Jésus le sait bien, il lève les yeux au ciel et affirme : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » (Jean 11, 41-42)
L’abandon confiant en Dieu
Cette confiance de Jésus en son Père est plus forte que la mort. Sa prière devient un cri : « Lazare, viens dehors » (Jean 11, 43). L’inimaginable se produit : le mort sort du tombeau.

Le Christ nous appelle aussi par notre nom et nous invite à renaître, à sortir, à enlever le linceul qui nous empêche de voir ce qui naît, à couper les bandelettes qui nous momifient, à courir vers le Ressuscité qui nous fait passer de la mort à la vie.
Ce cas de retour à la vie préfigure la mort et la résurrection de Jésus. Lazare mourra de nouveau, mais le Christ, une fois ressuscité, ne meurt plus. Il a vaincu la mort à jamais au matin de Pâques. Celui qui croit en lui possède déjà cette existence éternelle que la mort physique ne peut détruire.
La mort peut bien faire son œuvre en nous par les échecs, les dépendances, les maladies, mais l’expérience de la résurrection commence maintenant. Pâques est au bout du Carême. Cette fête est le signe par excellence de ce qui nous attend à la mort, non la vie qui finit, mais celle qui commence. « Celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. » (Romains 8, 11)
Prière
Extrait de mon livre Comment meurent les saints? (Artège/Novalis, 2025, p. 62-65).
Lire les articles de mon blogue sur la résurrection.
Pour aller plus loin: regarder la vidéo de cet article sur ma chaîne YouTube.
À propos de l'auteur
Marié et père de famille, poète et essayiste, son oeuvre comprend plus de 80 livres, parus au Québec et en Europe, et traduits en plusieurs langues. Il a enseigné vingt ans à l'Université Saint-Paul d'Ottawa. Il donne des conférences et retraites que l'on retrouve dans sa chaîne YouTube. Pour en savoir plus: cliquer sur l'onglet Biographie.
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