Pleurer sur Jérusalem et Gaza

 Il y a de ces jours où l'Évangile est d'une actualité criante, comme cet extrait du 22 novembre: "Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle; il disait: "Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux" (Luc 19, 41-42).
 
"Salem"! Paix. "Shalom! Paix.  Israël, Cisjordanie, Palestine, qu’on se dispute toujours pour une question de territoire. Que de balles et de pierres, de larmes aussi, parce que c'est l'autre qui a commencé, parce ce n'est jamais moi. Le carré de sable n'est plus un terrain de jeu. C'est bien connu, la violence engendre la violence. 

Ne devrions-nous pas aussi pleurer sur Jérusalem et Gaza qui refusent la visite de la paix, comme au temps de Jésus? Ne faut-il pas prier pour que tombent les murs et que se lèvent les barrières? Le mutisme ne sert pas la vérité, la prière peut libérer un peuple, comme l'ont montré Gandhi et Martin Luther King. Si nous nous taisons, les pierres elles-mêmes crieront leur protestation, ou les caméras, comme ce documentaire primé d'un paysan palestinien, Five Broken Cameras. Pierre Foglia en rend compte, À hurler.

On vient de signer une trêve, mais pour combien de temps? C'est toujours à recommencer et les larmes coulent, ce sang des plaies de l'âme, larmes des femmes et des enfants, des pères et des fils. Leurs larmes mêlées aux nôtres parlent, crient comme les pierres. Quand la paix viendra-t-elle? Qui l'apportera? La guerre n'est pas une fatalité, il n'appartient qu'à nous tous d'accueillir la bonne nouvelle de la paix, dont Jésus s'est fait le chantre. Utopie! Naïveté! Bien sûr. Et je ne parle pas de ce qui se passe en ce moment au Congo. Il y a de quoi désespérer.

Pourtant, rien n'arrêtera l'espérance d'avancer, car c'est par elle que tout commence. L'espérance, cette petite fille, comme dit  Péguy, qui tient la main de ses deux soeurs, la foi et la charité. L'espérance qui donne l'énergie de croire quand la foi traverse un désert, d'aimer aussi quand on pense que tout est perdu. L'espérance qui bâtit l'avenir, ose le futur, attend la réalisation d'une promesse faite il y a bien longtemps.  "Paix aux hommes et aux femmes de bonne volonté".

(On a publié mon blogue dans Le Droit, Ottawa, 26 novembre 2012).

La lumière du mystère
Au commencement...

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