

Mercredi des Cendres. Ce matin, j'entre en carême par la prière, le jeûne et le partage. Comme tous les matins, je prends du temps pour Dieu. Pure grâce d'être fidèle à ce don d'oraison. Après une trentaine de minutes de coeur à coeur silencieux, je médite l'Évangile du jour, et je retiens cette parole qui épouse mon silence: "Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret" (Matthieu 6, 6). Ce soir, je recevrai les Cendres, ce rite tout simple qui exprime la finitude humaine et l'appel à la conversion au Christ. Cette ancienne pratique pénitentielle que l'on retrouve dans l'Ancien Testament me parle de coeur contrit, de repartir sur la route en m'abandonnant à la miséricorde du Christ. Je vois déjà briller les lueurs de Pâques et l'espérance d'un nouveau printemps pour l'Église. Difficile de ne pas...











