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Le blogue de Jacques Gauthier

L'un de la Trinité a souffert



Le Père s’est compromis en son Fils qui a partagé notre douleur et notre histoire. Il a risqué notre humanité. Mais peut-on dire que Dieu a souffert et qu’il souffre encore? Oui, dans le Christ et les membres de son corps. Les conciles d’Éphèse et de Chalcédoine ont défini qu’il y a dans le Christ une seule personne, mais deux natures, humaine et divine, ce qu’on appelle l’union hypostatique. Pas facile à comprendre ce mystère, je l’avoue. Si le Dieu de la foi chrétienne souffre, ce n’est pas comme nous. Sa souffrance est liée à la nature humaine du Verbe fait chair qui culmine dans la résurrection, la victoire de la vie sur la mort. Dieu est heureux Même si Dieu souffre, il reste fondamentalement heureux. Sa compassion n’altère en rien sa joie profonde. La joie de Noël ne s’efface pas devant le scandale du Calvaire. Dieu est un Dieu de...

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Le tendre Georges Moustaki


Georges Moustaki, chanteur français d’origine grecque, est mort le 23 mai à l’âge de 79 ans. Éternel rêveur et grand voyageur, il aura chanté la liberté, la solitude, la mer, surtout l’amour, d’une voix douce et tendre. Il aura pris le temps de vivre, revendiqué le droit à la paresse, déclaré l’état de bonheur permanent. Le métèque, qui n’était jamais seul avec sa solitude, a quitté ce jardin qu’on appelait la terre pour d’autres cieux. Il s’en est allé serein, emportant dans sa besace le grand amour qu’il portait à l’humanité : « Et nous ferons de chaque jour toute une éternité d’amour que nous vivrons à en mourir ». Ses chansons cool au style fluide ont bercé mon adolescence et mis un peu de poésie dans ma quête de sens et de liberté. Enfant, je me souviens d’un matin où Piaf chantait Milord dans ma chambre ensoleillée, premier tube de Moustaki. Le coup...

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Descends, Esprit Saint

Est-ce la brise de ton ventqui emporte nos corps en louangepour en faire le ciel de ta joie?Descends, Esprit Saint, dans nos assemblées. Est-ce la douceur de ton feuqui baigne nos yeux de larmespour les ouvrir aux merveilles de ton amour?Descends, Esprit Saint, dans nos chambres hautes. Est-ce la légèreté de ton soufflequi féconde notre prière de pauvrepour l’offrir comme un amour?Descends, Esprit Saint, dans nos cœurs. Est-ce la nouveauté de ta parolequi creuse notre âme assoifféepour l’habiter de ton silence?Descends, Esprit Saint, dans nos déserts. Est-ce l’attente de ta présencequi baptise notre désir profondpour l’inonder de ton eau vive?Descends, Esprit Saint, dans notre monde. Jacques Gauthier, Prières de toutes les saisons, Montréal et Paris, Bellarmin / Parole et Silence, 2007, p. 54.Voir aussi La prière chrétienne, guide pratique (Presses de la Renaissance).   Vidéo de 21 minutes sur l'Esprit Saint, dans laquelle je récite la prière "Descends, Esprit Saint. Vidéo ajoutée le 21 mai 2021.

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Pentecôte: le souffle d'une présence

Esprit Saint 3

Un jour, j'assistais avec mon épouse à un récital d’un chanteur chrétien. J’étais assis de telle façon dans l’église qu’en regardant vers le chanteur je voyais ma compagne de profil. Un souffle ténu soulevait sa poitrine, battait comme une onde sur ses tempes. J’étais ému par cette expérience de présence. Mon regard en était un d’amour devant la vie qui passait par ce souffle fragile. Je respirais au même rythme qu’elle, respectant le secret de sa vie, la distance d’un soupir. Les personnes qui m’entouraient ne se doutaient de rien, pourtant je vivais une petite Pentecôte intérieure, comme il y en a tant dans nos vies, depuis le jour du «violent coup de vent» (Actes des apôtres 2, 2). J’avais l’impression de m’approcher du mystère de mon épouse, comme si ce souffle était un canal qui laissait couler son âme, une fuite par où s’échappait le souffle de Dieu qui respire...

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École de prière (8) Comme si ma prière était à la surface


Il m'arrive de publier dans mon blogue des extraits de lettres que je reçois, ainsi que mes réponses. Le soir de Noël 2012, j’avais partagé avec vous un courriel d’un homme de 91 ans qui me confiait : Je n’ai pas appris à prier. Voici des extraits d’un autre courriel, cette fois d’un homme de 67 ans qui trouve difficile de s’abandonner à Dieu dans la prière, comme si celle-ci « était juste à la surface ». J’ajoute ma réponse, en espérant que cela pourra vous éclairer, sachant bien que nous sommes des novices à l’école de la prière. Bonjour Monsieur Jacques Gauthier J’aime bien lire vos articles sur la prière. Cependant je n’arrive pas à mettre en pratique vos précieux conseils sur l’aridité de la prière. Souffrant du fameux mal du T.O.C et du T.A.G. suite à une longue dépression qui n’est toujours pas guérie, ma pensée va dans toutes les directions lorsque...

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L'aventure de la foi


En 2013, j'ai publié un petit livre, L'aventure de la foi, quinze variations, qui s'attarde surtout à l'acte de croire. Je décris la foi comme don et expérience, écoute et réponse, toucher et regard, doute et nuit, combat et engagement. Cet essai se présente comme une méditation toujours en mouvement, une symphonie inachevée, à la manière de la foi elle-même qui est une aventure jamais terminée. Trois sources me servent de mesure : la Bible, mon cœur et les témoins.  Voici quelques extraits de l'introduction. La foi, en général, est bienfaisante pour tous. Nous en avons besoin dans nos sociétés pour que la confiance et la loyauté règnent dans les échanges. Les racines latines du mot foi, fides, et du verbe croire, credere, expriment l’idée de confiance. On met sa confiance en quelqu’un, en quelque chose ; on se confie, on se fie à un autre que soi. Et cela commence très tôt. Le...

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Professeur à Marie-Jeunesse


Marie-Jeunesse est une famille spirituelle de jeunes qui s’engage surtout à l'accueil et à l'évangélisation des jeunes. Fondée au début des années 80, elle puise son inspiration dans l’Évangile pour y vivre la joie de la foi au quotidien, un peu à la manière de Marie. Une phrase écrite à l’entrée de la maison de formation à Sherbrooke résume bien l’esprit de cette communauté nouvelle : « Être là, simplement, pour la Beauté et la Joie de Dieu ». Il y a aussi d’autres auberges Marie-Jeunesse à Québec, à l’Ile de la Réunion, en Belgique et à Tahiti. Ils reçoivent des demandes pour ouvrir d'autres maisons, mais pour le moment ils consacrent leur énergie à la formation.  Reconnue en association publique de fidèles de “type communauté nouvelle” par le diocèse de Sherbrooke, la FMJ comprend des membres internes et externes. Le membre interne est prêtre, célibataire consacré, homme ou femme, qui s'engage à la vie communautaire...

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8 mai: Bienheureuse Catherine de Saint-Augustin (1632-1668)



 On ne réalise pas jusqu’à quel point l’Église canadienne est née de mystiques et de martyrs qui ont quitté la vieille France pour planter la croix du Christ en cette terre du Nouveau Monde. Ils ont tout donné à ce pays, travaillant à son plein épanouissement, l’ensemençant de leur amour du prochain, l’enracinant dans la foi au Christ. Quelques-uns sont officiellement saintes et saints, bienheureuses et bienheureux, dont Catherine de Saint-Augustin, l’une des fondatrices de l’Église canadienne avec Mgr de Laval, Marie de l’Incarnation, Marguerite Bourgeoys et Jeanne Mance. Faire la volonté de Dieu Catherine de Longpré, fille d’un père avocat et de Françoise Jourdan de Launay, est née et baptisée le 3 mai 1632 à St-Sauveur-le-Vicomte, en basse Normandie. En cette même année, les Jésuites retournent en Nouvelle-France et obtiennent le monopole des missions canadiennes. Catherine est élevée par ses grands-parents maternels qui veulent ainsi aider leur fille Françoise, mère...

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Oui, amen


Amen! Que de fois nous prononçons ce mot, souvent par routine, à la fin d’une prière ou d’une parole, comme s’il s’agissait d’un point final. Pourtant, il donne au texte une ouverture qui fait corps avec notre vie. L’horizon n’est jamais fermé lorsque nous disons « amen ». De la racine hébraïque ’mn , amen signifie solidité, fermeté. En disant « amen », nous faisons nôtre une prière, un texte, nous faisons confiance à une personne : oui, ce que je viens d’entendre, c’est du solide, et pour cela j’appose mon « amen », mon oui. Ce terme hébreu a donc un aspect relationnel. Ainsi, dire « amen » à Dieu, c’est lui signifier qu’il est fiable, lui le Dieu fidèle (cf. Isaïe 65, 16), et que nous pouvons toujours lui faire confiance. «Béni soit le Seigneur pour toujours! Amen. Amen!» (Psaume 88, 53) Jésus, qui parlait l’araméen, utilisait beaucoup le mot amen. Jean en a donné plusieurs exemples dans...

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Comme je vous ai aimés



Qu’il est difficile d’aimer, chante Gilles Vigneault. Nous en faisons l’expérience tous les jours dans nos relations. Pourtant, notre coeur n’est-il pas fait pour cela, aimer ? Le nouveau-né qui est privé d’affection peut se laisser mourir. C’est le besoin le plus fondamental de notre être : aimer et être aimé. Jésus a fait de l’amour fraternel son testament, un secret qu’il nous laisse avant de partir pour que nous vivions heureux: « aimez-vous les uns les autres ». Ce message est toujours d’actualité, même si amour rime souvent avec souffrance. Comment aimer ? L’amour ne se commande pas. D’ailleurs, n’est-ce pas naturel d’aimer, puisque nous sommes créés à l’image d’un Dieu qui n’est qu’Amour ? Pourtant, Jésus nous commande d’aimer ; il parle même d’un commandement nouveau. Oui, nouveau, car Jésus nous demande d’aimer comme il a aimé. C’est le « comme » qui fait toute la différence. Ce n’est pas le pourquoi aimer qui intéresse Jésus, mais le comment : « comme...

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École de prière (7) Prier partout



Depuis le début de cette école de prière sur mon blogue, j’insiste surtout sur la prière personnelle, que la tradition appelle « oraison », « prière du cœur » ou « prière contemplative ». Bien sûr, il y a aussi la prière communautaire comme l’eucharistie du dimanche et des jours de la semaine, la liturgie des Heures, le chapelet, mais tout cela risque de rester extérieur si nous ne vivons pas la prière de l’intérieur. Prière individuelle et prière communautaire se nourrissent mutuellement. Ne séparons pas ces deux paroles de Jésus : « Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. (Mt 6, 6); « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Mt 18, 20). Que pouvons-nous donner à Dieu dans la prière,...

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Décès du poète Clément Marchand


Le poète-journaliste-éditeur Clément Marchand est décédé le 22 avril à l’âge de 100 ans. Il a tourné la dernière page de sa vie la veille de la Journée mondiale du livre. Les livres le passionnaient. Il pouvait parler pendant des heures des auteurs qu’il aimait, sans être pédant. Sa culture immense, à l’image de son humanisme, séduisait. À côté de ce monument littéraire, on se sentait intelligent, parce qu’il nous élevait quand il parlait et qu’il respectait ce qu’on lui disait. Lauréat de deux prix David pour des recueils de poèmes, il avait côtoyé Nérée Beauchemin, Alfred Desrochers, Claude-Henri Grignion, édité Félix Leclerc, Gérald Godin, Alphonse Piché. Je l’ai souvent rencontré aux éditions du Bien Public à Trois-Rivières et à l’imprimerie attenante à son bureau. On imprimait encore sur plomb. L’odeur de l’encre se mêlait au bruit des machines. Il m’accueillait les bras ouverts, parfois me faisait attendre, et on terminait...

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22 avril: Journée mondiale de la Terre



« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre ». C’est sur ces mots que s’ouvre la Genèse, premier livre de la Bible. La terre apparaît comme un grand livre ouvert où la beauté de Dieu se révèle dans toute sa splendeur. Puis arrive le sommet de la création; l’homme et la femme créés à l’image de Dieu, libres et créateurs. Dieu les invite à cultiver la terre et à la garder comme un jardin. Nous sommes les gardiens de l’univers et non les maîtres, les intendants et non les dominateurs. Nous avons une responsabilité particulière de gérance vis-à-vis la création. Aller contre elle, c’est aller contre notre propre fragilité humaine, puisque nous sommes intimement liés à son air, son vent, son sol. Détruire la terre, n’est-ce pas se détruire soi-même? La prière de louange ne peut que favoriser cette prise de conscience écologique. « Que la terre bénisse le Seigneur : qu’elle le...

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17 avril: Sainte Kateri Tekakwitha


17 avril 2013. Première célébration liturgique officielle de Kateri Tekakwitha en tant que sainte. L'antienne d'ouverture de sa messe se lit ainsi: "Célébrons dans la joie la fête de sainte Kateri Tekakwitha, car le Seigneur de l'univers l'a aimée, et il a fait d'elle une vierge sainte et glorieuse, alléluia". Je me souviens de sa canonisation par Benoît XVI le 21 octobre 2012, des conférences sur sa spiritualité, des rencontres avec les médias. Ce fut un moment intense, dont une conférence au village huron de Wendake. Vous pouvez revoir ces activités à ce lien de mon site. En partage pour sa fête liturgique, voici la conclusion de mon livre Sainte Kateri Tekakwitha. Première sainte indienne d'Amérique du Nord Kateri Tekakwitha, qu’on a déjà qualifiée de « mystique du monde sauvage », a une parole à nous délivrer aujourd’hui. Cette jeune femme autochtone, qui a grandi dans les bois et qui n’a pas fait...

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L'horreur au marathon de Boston


J’ai couru mon premier marathon à Montréal en 1983. Depuis, le jogging fait partie de ma vie un jour sur deux. Je cours le matin pour le plaisir, la forme, la méditation. Il y a une joie à sortir de soi, à se fondre dans le paysage, à s’envoler avec la route. J’espère continuer mes escapades en espadrilles tant les genoux tiendront le coup, car mon âme ne porte pas à terre, elle a besoin du corps pour célébrer la vie.   Les coureurs solitaires vivent une grande solidarité entre eux, comme si la sueur les soudait dans une même aventure. Et quand arrive le jour du marathon, l’ultime expérience de 42 kilomètres, c’est le couronnement de beaucoup d’efforts, le dépassement de soi, la récompense de la ligne d’arrivée, l’euphorie d’avoir enfin terminé. Il règne souvent dans ce genre d’événements une atmosphère bon enfant, familiale, où il fait bon d’être ensemble....

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École de prière (6) Bien commencer


Plus j’avance sur les chemins de la prière, plus celle-ci se simplifie. Je suis là, Dieu est là ; il m’aime, je l’aime. C’est tout. Je demeure en lui, il demeure en moi : « Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jean 15, 4). La prière chrétienne est une réponse à l’appel de Jésus : « Demeurez dans mon amour » (Jean 15, 9). Les premiers moments de la prière sont essentiels, car ils donnent le ton à ce qu'on va vivre. Tu peux allumer une bougie, faire une génuflexion lente et un signe de croix, chanter une hymne. Tu peux commencer par un Notre Père, une invocation à l’Esprit Saint, un verset d’un psaume. Tu entres en relation profonde avec le Christ présent en toi; c’est par lui que le Père se révèle à toi dans son Esprit. Tu laisses tes soucis en les offrant au Seigneur. Dans l’oraison, il suffit d’être et d’aimer,...

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Thomas, le doute et la foi


On oscille souvent entre la foi et le doute, l'adhésion et la remise en question, un peu comme les  premiers disciples de Jésus. Le romancier Georges Bernanos le rappelle avec cette phrase lapidaire : « La foi, c'est 24 heures de doute moins une minute d'espérance ». Le doute est un compagnon de route qui s’arrête parfois sur le bord du chemin et ne veut plus avancer. La foi lui vient alors en aide, fraternellement : « Elle est une compagne de vie qui permet de percevoir avec un regard toujours nouveau les merveilles que Dieu réalise pour nous » (Benoît XVI, La porte de la foi, no 15). C’est ce qu’a vécu l’apôtre Thomas. Il était absent le jour de Pâques quand Jésus ressuscité a surgi à l’endroit où se tenait les disciples apeurés. Il ne voulait pas croire que Jésus était vivant tant qu’il ne le verrait pas avec ses plaies. Huit jours...

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Depuis ce matin-là


Depuis ce matin-là Depuis ce matin-là, au soleil levant,le cœur s’habille de toi, le Vivant,il te cherche au fond de l’âme,attente amoureuse au tombeau vide,habité de la joie pascale. Depuis ce matin-là, au point du jour,le cœur est en fête de toi, l’Ami,la pierre est roulée en secret,chaque instant est un dimanche,brûlé au cierge pascal. Depuis ce matin-là, au jardin retrouvé,le cœur se retire en toi, Jésus,il brûle dans la plaie de ton côté,se blesse au printemps de ton visage,guidé de nuit par la nuée pascale. Depuis ce matin-là, au chemin partagé,le cœur chante ton alléluia, Ressuscité,il met sa prière au vert pour la route,parole à l’auberge, pain du voyageur,invité aux noces pascales.  Jacques Gauthier, Prières de toutes les saisons, Montréal et Paris, Bellarmin / Parole et Silence, 2007, p. 51.

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La résurrection dans nos vies



Pâques, "ce jour de fête entre les fêtes" se prolonge durant toute l'octave pascale. Selon la conception antique du temps pascal, les 50 jours qui vont du dimanche de la Résurrection au dimanche de la Pentecôte sont considérés comme un seul jour de fête, comme un "grand Dimanche".  La foi chrétienne n’est pas d’abord une doctrine, mais une rencontre avec le Christ ressuscité. Tout part de la mort-résurrection du Christ et tout nous y ramène. C’est le cœur de notre foi. Saint Paul est catégorique sur ce point « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi ne mène à rien. » (1 Co 15, 17) Quel est le sens de la résurrection dans nos vies chrétiennes d’aujourd’hui? Peut-elle inspirer nos contemporains en quête de sens, d’espérance et de joie? Oui, car c’est justement ce qu’apporte la résurrection : du sens, de l’espérance, de la joie. Le sens de la vie En mourant, le...

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Le Triduum pascal


Le Triduum pascal est le centre et le sommet de l'année liturgique. Le mot latin Triduum signifie "trois jours" et pascal veut dire "passage". Trois jours pour passer de la mort à la vie, trois jours qui forment un tout, une même célébration de la mort et de la résurrection du Christ pour faire de nous des vivants. Le Triduum pascal commence le soir du Jeudi saint pour se terminer au dimanche de Pâques. Nous suivons Jésus dans les derniers moments de sa vie et nous célébrons sa Pâque, c’est-à-dire son passage de ce monde à son Père. L’Église propose des gestes concrets dans sa liturgie pour célébrer ce qui est plus qu'un anniversaire, mais notre libération aujourd'hui même. Je vous présente quelques-uns de ces gestes et symboles, ainsi que de petites liturgies qu'on peut vivre à la maison.  Jeudi saint À l’église, nous faisons mémoire du dernier repas de Jésus avec...

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