Accéder au contenu principal

Le blogue de Jacques Gauthier

Sainte Anne, notre grand-mère du ciel

Sainte Anne et le ciel

L'introduction de Sainte Anne, notre grand-mère du ciel, Montréal/Paris, Novalis/Salvator, 2026, 120 pages, 19.95$, 14,90€. Disponible en librairie au Canada. L'édition française paraît le 11 juin 2026 aux éditions Salvator avec une préface de Mgr Raymond Centène, évêque du diocèse de Vannes.  INTRODUCTION  Sainte Anne et saint Joachim sont appelés les « justes ancêtres de Dieu » dans la tradition orthodoxe. Leur vie est intimement liée à celle de Marie et de Jésus. Le nom de « Anne » vient de l’hébreu Hannah, que l’on peut traduire par « grâce »; celui de Joachim signifie » Dieu met debout ». C’est de ce couple béni que naît la Vierge Marie, « Comblée-de-grâce » (Luc 1, 28), qui mit au monde Jésus, « le premier-né d’entre les morts » (Colossiens 1, 18).  Les Évangiles ne disent rien sur Anne et Joachim. Leurs noms sont mentionnés pour la première fois dans un document écrit en grec vers l’an 150, La Nativité de Marie, connu sous le nom de Protévangile de Jacques, attribué à saint Jacques le Mineur,...

Lire la suite
  773 lectures

L'autre Noël

Noel Autre

À l’heure d’une laïcité stricte, l’omniprésence de Noël dérange parfois. Pour les uns, la symbolique de cette fête chrétienne est trop visible dans l’espace public. Pour d’autres, les traditions héritées des ancêtres sont dépassées : sapin, crèche, messe, cantiques, réveillon, etc. De plus, la consommation excessive entraîne un gaspillage qui nuit à la planète. Puis, il y a l’autre Noël, où l’on célèbre une naissance qui nous dépasse, une présence que l’on attend. On chante « l’amour infini » [du] « divin enfant » endormi sur la paille, « entre le bœuf et l’âne gris ». Depuis deux mille ans, il met au monde l’espérance en s’identifiant aux plus petits, en nous invitant à plus de simplicité et de partage. Sa lumière illumine la nuit, son mystère s’entoure de silence : « Ô nuit de paix, sainte nuit ! Dans le ciel, l'astre luit. » Il fait de nous des « pèlerins d'espérance », selon le thème de l'Année Sainte 2025....

Lire la suite
  3315 lectures

Puissance de la bénédiction

Benediction

Chez nous, le Nouvel An se fête en famille. Comme dans le bon vieux temps, mon épouse se joint à moi pour bénir les enfants, puis nous échangeons nos vœux de paix et de bonheur. Bénir signifie « vouloir du bien, souhaiter ce qu’il y a de meilleur, transmettre la lumière, faire grandir ». La prière de bénédiction est au cœur de la tradition juive. Rien de magique là-dedans. La bénédiction est une parole qui a du poids, parce qu’elle rend léger ; parole qui engage et qui nous rapproche des autres.   Mon père faisait ce geste avec noblesse, une larme au coin de l’œil, en disant : « Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ». Et tous de répondre : « Amen ». C’était un moment de fierté pour lui, un témoignage de sa foi. Jusqu’à sa mort, le 2 juin 2018, mon père aura donné à ses enfants, petits-enfants...

Lire la suite
  7482 lectures

École de prière (26) La liturgie, mémoire de l'Église

Liturgie

Vous ai-je déjà dit que l'Avent est le temps liturgique que je préfère? La prière proposée par l'Église est faite de désir, d’attente et d’espérance. "Viens, Seigneur Jésus"! Cela montre bien que la liturgie est mémoire de l’Église, tradition vivante de la Parole, identité du chrétien. En faisant mémoire de la parole de Dieu, le silence n’est pas vide et l’espérance se transmet à même la mémoire de nos pères et mères dans la foi : « Voici venir des jours où j’accomplirai la promesse de bonheur » (Jérémie 33, 14).  L’Avent m’invite à passer du besoin illusoire qui ne comble pas au désir d’aimer qui fait vivre. Je trouve là mon identité profonde d’enfant de Dieu, créé à son image et à sa ressemblance. Le corps priant de l’Église Dans nos sociétés occidentales, la personne est souvent figée dans l’instant, sans mémoire, coupée de ses racines, ignorant son histoire, incapable de se...

Lire la suite
  5821 lectures

Saint-Boniface et Gabrielle Roy

Gabrielle Roy

J'écris ce billet le 5 juin, fête du moine bénédictin Winfrid qui, envoyé en Allemagne, prend le nom de Boniface, "faiseur de bien". Il s'est fait beaucoup de bien au Manitoba depuis l'arrivée de l'abbé Provencher à Saint-Boniface et la construction de la première chapelle en 1818. Au fil du temps, elle deviendra église, puis cathédrale, l'église mère de l'Ouest canadien. Déjà une semaine que je suis ici pour donner la retraite annuelle à une soixantaine de prêtres, religieux et religieuses de la résidence Despins. Je suis fasciné par la beauté de cette ville avec sa promenade Taché, le musée sur Louis Riel et les soeurs Grises, la cathédrale qui marie l'ancien et le nouveau, l'esplanade Riel, Winnipeg. J'ai fait du jogging à 6h le matin dans le parc historique La Fourche et longé la rivière Rouge, puis le musée canadien pour les droits de la personne. De toute beauté. J'ai...

Lire la suite
  7993 lectures

La bénédiction du Jour de l'an

Mon pre

La liturgie nous présente toujours ce texte au début d'une nouvelle année: « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi » (Nombres 6, 24-25). Bénir signifie vouloir du bien, souhaiter ce qu’il y a de meilleur, transmettre la lumière, faire grandir. La prière de bénédiction est au cœur de la tradition juive. Rien de magique là-dedans. La bénédiction est une parole qui a du poids, parce qu’elle rend léger ; parole qui engage et qui nous rapproche des autres. Prenons l’exemple de la bénédiction du Jour de l’an qui était très populaire au Québec. Cette tradition se perd de plus en plus dans nos sociétés sécularisées. Dommage, car nous avons besoin de rites qui expriment le sacré. La bénédiction du Premier de l’an est une liturgie familiale célébrée dans cette petite église domestique qu’est la...

Lire la suite
  34467 lectures

En acceptant, vous accéderez à un service fourni par un tiers externe à https://www.jacquesgauthier.com/