

S’il y a des enfants, c’est qu’il y a des pères aussi. Un enfant naît et voilà un père qui naît avec lui. L’enfant est un mystère en lui-même, il nous échappe. Nous avons à l’adopter intérieurement, à l’accueillir sans cesse en l’acceptant tel qu’il est. Nul n’est parfait dans cette aventure de la vie. On traîne les blessures de notre enfance, nos enfants aussi ont les leurs. J’ai le privilège d’avoir encore mon père qui aura quatre-vingt-dix ans en janvier. Lui ai-je dit que je l’aime? Sûrement, mais pas assez. La fête des Pères est une bonne occasion. Il n’y a que cela qui reste, l’amour, le pardon, le partage. Lorsque j’étais petit, je voyais mon père comme une haute montagne qui m’invitait au sommet. Je lui disais : « Dis-moi le temps qu’il fait pour aller à la pêche ou à la chasse? ». Je le suivais dans la forêt. Mes pas...




















