

Tous les alibis sont bons pour ne pas persévérer dans la prière. Qui n'a pas déjà entendu ces remarques? "J'aide les autres, c'est mieux que de perdre son temps à prier. Mon travail, c'est une prière, cela me suffit. Je suis plus de tempérament actif que contemplatif." Aimer les autres et faire de son travail une prière, c’est bien, mais pourquoi cela nous éloignerait de la prière personnelle et silencieuse? Si on on consacre un temps quotidien à l'oraison, par exemple quelques minutes le matin, notre travail portera encore plus de fruits et notre action ne dégénérera pas en agitation. Saint Benoît avait visé juste en prenant pour devise : Ora et labora (« Prie et travaille »). Le temps que nous prenons pour Dieu dans la prière sera d’autant plus fécond si nous avons la volonté de vivre le reste de la journée dans une attitude de prière, c’est-à-dire d’accueil de l’autre...































