
On a déjà beaucoup écrit sur les attentats de Paris. Importants les mots, même s’ils sont limités et imparfaits, comme nous. Mais devant une telle barbarie, ils me restent en travers de la gorge. Car il y a aussi Bagdad, Beyrouth, Damas, et d’autres villes où le terrorisme frappe aveuglément, entraînant les pays dans une spirale guerrière. Pourquoi ? Comment s’en sortir ? Les mots sont impuissants à répondre, le silence s’impose pour laisser place à une prière de compassion. Et pourtant, il faut continuer à parler, écrire, aimer, comprendre, vivre. Il faut dénoncer sans relâche cette idéologie perverse qui sème le chaos et la peur, bafoue la dignité humaine, détourne l’islam de son sens profond, se sert de Dieu pour en faire une arme de destruction. Comment peut-on usurper son nom de « miséricordieux » en justifiant les meurtres ? Le pape François le rappelait dans son Angélus du 15 novembre : « Je tiens à...



















