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Le paradoxe chrétien

Croix eglise

Un jour, je participais à une table ronde sur la poésie et le sacré. Je parlais de la beauté des poèmes de saint Jean de la Croix, du rythme des mots qui épouse celui du corps. Mon interlocuteur écrivain partageait mon admiration, mais il ne comprenait pas la foi du poète : « Comment croire en un Dieu qui envoie son Fils dans le monde pour nous sauver sur une croix? », me lança-t-il. En effet, sans la foi, comment adhérer à un tel mystère, comment reconnaître que Jésus est le Christ? Dieu est paradoxe L’apôtre Philippe demanda à Jésus : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit ». Jésus lui répondit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14, 8-9). Que Dieu se laisse voir dans un visage humain, c’est...

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Attentat dans une mosquée de Québec

Chandelle Quebec

L’odieuse attaque à la mosquée de Sainte-Foy nous montre une fois de plus que la vie est fragile et que la paix n’est jamais acquise. Elle s’ajoute à d’autres tueries qui m’ont malheureusement inspiré plusieurs billets de ce blogue depuis six ans. Ma prière va aux victimes et aux familles endeuillées, surtout aux enfants orphelins de leurs pères. Je me sens solidaire de la communauté musulmane, spécialement celle de la paisible ville de Québec. La haine n’a pas de religion. C’est toujours bouleversant de voir des vies innocentes fauchées par de tels actes absurdes. Que l’attaque arrive dans des lieux hautement symboliques, comme les églises, les mosquées et les synagogues, dépasse l’entendement. Répondons avec plus d’amour et de respect, en dénonçant les discours racistes, en s’élevant contre toute forme de violence. Nous ne connaissons pas encore les raisons qui ont poussé Alexandre Bissonnette, étudiant en sciences politiques à l’Université Laval, à...

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École de prière (50) Prier avec son corps

Prier nature

La prière s’exprime dans le temps, avec ou sans mots. J'ai déjà parlé dans l’École de prière de ce blogue plusieurs formes de prière comme l’oraison, appelée aussi prière contemplative, la lectio divina, la méditation des psaumes, l’adoration eucharistique, la liturgie des Heures, la marche méditative, le rosaire, la louange… Dans les prochains billets, j’approfondirai un élément central dans l’acte de prier : le corps. J’aborderai les principales postures qui soutiennent l’élévation de l’âme vers Dieu : prier assis, à genoux, debout. Ces postures, si elles sont bien faites, favorisent le recueillement et l’attention à Dieu en soi. Elles expriment les dispositions de l’âme et la vérité des sentiments que nous avons pour Dieu. Le langage du corps Le corps humain parle dans la prière, nous pouvons lui faire confiance. Il possède son propre vocabulaire: soupir, silence, cri, larmes, gestes, attitudes, supplication, bénédiction, chant, danse, etc. Qui pourrait douter de son...

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École de prière (49) Prier pour les autres

Prier mains

Il arrive que l’on me demande de prier en portant dans mon coeur une intention spéciale. Il ne s’agit pas ici de ces demandes de prières que l’on retrouve sur Internet, comme avoir du succès, de l’argent, où l’on exhorte ceux et celles qui prient à ne pas briser la chaîne de prière, sinon personne ne sera exaucé. Là, on tombe carrément dans la superstition et la pensée magique. Prier, ce n’est pas soumettre Dieu à notre volonté, mais entrer dans son désir de salut et de bonheur pour chacun de nous. Dans une interview que j’accordais sur l'efficacité et la fécondité de la prière, je répondais que Dieu n'est pas un guichet automatique, une loterie où l'on achète un billet : « Prier, c'est se mettre en présence de Dieu, s'abandonner pour s'en remettre à Lui, et accueillir la paix qu'il nous donne » (La Croix, 25 janvier 2014, p....

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Neige bleue

Neige

 À ce point du jourl’aube glaciales’avance avec la biseemmitouflée dans des voiles mauves Sa lumière patinesur la neige bleuemonte aux fenêtresouvre la cage Réveille-toi ma joiel’aurore flamboieau lever du soleildans un écrin de silence C’est le temps de l’envoltes empreintes sur mon corpsl’extase de la rédemption Pourquoi s’étonnerd’une telle libérationl’amour ne demande rienquand il glisse sa victoiredans la chair meurtrie Poème tiré de mon recueil Un souffle de fin silence, à paraître en février 2017 aux Éditions du Noroît.

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3 janvier: le Saint Nom de Jésus

Nom de Jesus

La fête du Saint Nom de Jésus a été établie par l'Église le 3 janvier. L'Écriture nous dit qu'au jour de sa circoncision, selon la loi de Moïse, l'enfant de Bethléem reçut le nom de Jésus le huitième jour après sa naissance. L’ange Gabriel l’avait révélé à Marie au jour de l’Annonciation : "Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut" (Lc 1, 31-32)". L'ange l'avait aussi annoncé en songe à Joseph. "Tu lui donneras le nom de Jésus, c'est-à-dire: Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés" (Mt 1, 21). Le nom de Jésus en araméen est Yeshoua. Il signifie "Sauveur". Prier Jésus, ou Yeshoua, c'est implorer le salut pour soi et les autres, c'est accueillir une présence qui console, guérit, relève et sauve. Ce nom est tout un programme de vie, car...

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L'ancien et le nouveau

Nouvel an 2017

 La main accrochée aux heuresje dessine pour ma petite-fillela fuite du temps dans mes cheveux Je m’abaisse à sa hauteurau vestibule de la maisonl’euphorie de se retrouver Elle n’attend que celase jeter dans mes brasm’élever à ses yeuxavec tout l’abandon du mondel’ivresse de la confiance Fraîche cuvée du nouvel anquelle soif me pousseà boire cette joiecomme si j’embrassais la mertouchais le ciel azurémon hommage levéaux enfants de la promesse Les vœux de bonheurfondent comme neigequand la tendresse reliele proche et le lointainl’ancien et le nouveau  Ce poème est tiré de mon recueil Un souffle de fin silence, Montréal, éditions du Noroît, à paraître en février 2017. Lire également sur ce blogue : La bénédiction du Jour de l’an

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Noël: l'éternité dans le temps

Noel 2

La naissance de Jésus, fils de Marie et de Joseph, manifeste la splendeur de la gloire de Dieu. La terre accueille l’infini, le corps humain devient le berceau du Verbe éternel. « Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde » (Jean 1, 9). Les décorations, réjouissances, repas, cadeaux, cantiques, sont un pâle reflet de cette gloire divine exprimée dans le dénuement de la crèche. La croix se profile déjà à l’horizon, le combat entre la lumière et les ténèbres est commencé. Le roi Hérode cherche par tous les moyens à éliminer l’enfant de Bethléem. Le massacre des Saints Innocents illustre la haine diabolique contre le prince de la paix. Cette folie meurtrière continue aujourd’hui dans les multiples attentats et guerres à travers le monde, comme nous venons de le voir dans une église copte au Caire et dans un marché de Noël à Berlin. Devant...

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Prière de Noël: Dieu avec nous

Creche 2015

 Dieu avec nous, tu surprends l’humanité entièreen n’étant pas dans la toute-puissance du tyran,mais dans la promesse d’une naissance à venir.Accompagne-nous dans notre marche à l’amour,ainsi nous percevrons ta présence en l’autre.    Dieu avec nous, tu bâtis la justice et la paix,malgré la guerre, l’intolérance, la haine.Apprends-nous à t’accueillir sans te manipuler,à construire avec toi un monde plus fraternel,ainsi nos déserts se changeront en vergers. Dieu avec nous, tu réponds à notre espéranceen nous partageant ta soif de libération.Creuse en nos âmes la faim de ton salut,pour qu’avec Marie et Joseph nous goûtions la joied’être tous réunis un jour dans ton Royaume. Dieu avec nous, tu viens toujours nous sauverpar l’amour désarmé de l’enfant de Bethléem.Sois notre étoile dans la nuit de nos doutes,manifeste ta venue par des signes de pardon,Toi, l’Emmanuel, de la crèche au tombeau vide. Prières de toutes les saisons, p. 33.

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École de prière (48) La contemplation avec Jean de la Croix

Jean de la Croix 2

Fêté dans l’Église le 14 décembre, saint Jean de la Croix (1542-1591) est le docteur mystique par excellence. Il témoigne par sa vie et ses écrits que l’être humain est pleinement comblé par Dieu caché au centre de l’âme. Seuls la foi et l’amour, ces « deux conducteurs d’aveugle », écrit-il dans Le Cantique spirituel, « te mènent par des chemins inconnus de toi, jusqu’aux secrets abîmes de Dieu ». (Sauf exception, les citations proviennent des Œuvres complètes, Cerf, 1990). Le poète espagnol présente les éléments de la vie intérieure, ses nuits et ses aurores, ses exigences et ses illusions, à travers quatre grands traités spirituels : La Montée du Carmel, La Nuit obscure, le Cantique spirituel, la Vive Flamme d’amour. Ses poèmes et ses paroles coulent de source, c’est-à-dire de l’Évangile. « Là où il n’y a pas d’amour, mettez de l’amour, et vous recueillerez de l’amour » (Lettre 47). Les...

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L'Avent et l'appel à la conversion

Saint Jean Baptiste 3

L’Avent, temps d’éveil au Christ et d’espérance en sa venue. Trois grandes figures bibliques traversent ce cycle liturgique comme des météores : Isaïe, Marie et Jean Baptiste. Les trois ont répondu « oui » à l’appel du Seigneur en vue d’une mission particulière : Isaïe, prophète du Serviteur, qui annonce un rameau sorti « de la souche de Jessé », sur qui « reposera l’Esprit du Seigneur » (Isaïe 11, 1-2) ; Marie, mère de Jésus, Fils de Dieu, dont le « fiat » inaugure la nouvelle création ; Jean Baptiste, précurseur du Messie, qui appelle à la conversion, « car le royaume des Cieux est tout proche » (Mt 3, 2). Trois vocations, trois réponses décisives. « J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! » (Isaïe 6, 8). « Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que...

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Louange au Verbe qui vient

Avent 2

L’Avent marque une nouvelle année du cycle liturgique qui culmine à Pâques. Plus qu'au début janvier, c'est au 1er dimanche de l'Avent que les baptisés devraient se souhaiter "bonne et heureuse année". L’Avent est un temps de vigilance, d'attente joyeuse de la venue du Seigneur. « Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra » (Mt 24, 44). Saint Bernard (1090-1153) parle des trois venues du Verbe: celle de son incarnation à Noël, de ses visites en l'âme, de sa manifestation définitive dans la gloire. Nous avons donc à sortir de notre sommeil et à revêtir les armes de la lumière, "car le salut est plus près de nous maintenant qu'à l'époque où nous sommes devenus croyants" (Rm 13, 11).  Le Verbe du Père se manifeste sous les traits de l’enfance à Noël et il reviendra dans la gloire à la fin...

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La miséricorde ne s'arrête pas

Annee de la misericorde

L’Année sainte de la miséricorde se termine à Rome le 20 novembre. Le pape François a voulu que cette année soit un parcours de conversion, un temps de compassion et de dialogue. Comment avez-vous vécu cette année de grâce ? En accomplissant des gestes de miséricorde ? En franchissant une porte sainte ? En contemplant le Christ ? En participant à des célébrations particulières ? En lisant des livres sur ce sujet, comme celui du pape François, Le nom de Dieu est miséricorde, dans lequel il montre que la miséricorde est la manière dont Dieu pardonne, elle est sa carte d'identité : "Notre péché devient alors une sorte de bijou que nous pouvons Lui offrir, pour Lui donner la consolation de nous pardonner" (p. 73). Saint Jean XXIII parlaient de nos misères comme le trône de la miséricorde divine. Cette année jubilaire qui s’achève nous fait prendre conscience que la miséricorde ne finit pas, qu’elle nous unit...

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Amen Leonard Cohen

Leonard Cohen

Il fait novembre et j’ai froid Leonardje me souviens de mes dix-sept ansla première fois que j’ai entenduta voix caverneuse d’outre-tombedevenue berceau de ma vie secrète J’ai voyagé les yeux fermésavec Suzanne et Marianneleurs ombres au Chelsea Hotella fenêtre givrée de ma chambre videmais c’est long et gris la solitude Puis Jésus marchait sur les eauxm’a saisi pour une traversée intimeme réveilla de mon sommeil de neigeme brûla le cœur à son foyer ardentdu fond de mille baisersson Esprit se répandit sur ma peau J’arrivais là où je n’étais plus un étrangerj’ai retrouvé les Sœurs de la Miséricordeet j’ai compris ta chanson perduel'espoir de rencontrer ton âme et la nôtreà la lueur d'une lune tatouée sur ton cœurquand l’amour s’ouvre comme une rose Avec toi je me suis agenouillé dans la nuitj’ai suivi la route intérieure de la libertéde toute l'énergie des esclaves J'ai cherché le mot justepuisé à ma soif d'absolude jeune moine cistercienméditation silencieusede...

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Jacques Grand'Maison (1931-2016): une conscience du Québec

Jacques GrandMaison

Jacques Grand’Maison, illustre théologien et sociologue du Québec, est décédé le 6 novembre à Saint-Jérôme d’un cancer des os. Il avait bien préparé son départ en nous laissant dans un dernier livre son diagnostic sur l’état des mœurs au Québec : Ces valeurs dont on parle si peu. Il signait ainsi son testament spirituel, dénonçant la superficialité et le manque de repères de la société québécoise. Ce constat sévère à la fin de sa vie peut sembler pessimiste, mais l’amoureux du pays s’inquiétait du vide spirituel de ses contemporains et de l’héritage à offrir aux nouvelles générations. Tel un prophète du désert, un veilleur d’aurore, il observait la vie à l’ombre des Laurentides, son puits artésien, pour en chercher le sens et discerner les signes des temps. Lui, le sociologue du quotidien, le théologien du peuple, tenait de ses parents une « espérance têtue », selon l’expression de Gaston Miron. Il partageait avec beaucoup...

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École de prière (47) L'oraison avec Thérèse d'Avila

Carmelite priere

Thérèse de Jésus (1515-1582), mieux connue sous le nom de Thérèse d’Avila, chercha Dieu dans le château intérieur de son âme en prenant la porte de l’oraison. « Nous pouvons considérer notre âme comme un château, fait d’un seul diamant ou d’un cristal parfaitement limpide, et dans lequel, il y a beaucoup d’appartements, comme dans le ciel il y a bien des demeures » (Le Château intérieur 1, 1). Docteur de l’Église depuis 1970, Thérèse n’a pas fini de nous livrer ses secrets. L’Église la considère comme la mère des spirituels. Nous célébrons sa mémoire liturgique le 15 octobre. S’entretenir avec Dieu Thérèse entre au carmel de l’Incarnation d’Avila à l’âge de 20 ans et découvre qu’en se recueillant, elle fixe son attention en Dieu qui la comble par son amour et sa paix. L’oraison devient le lieu de l’amitié et de l’intimité avec le Christ dont elle se sait aimée. Distraite par...

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En avant, la vie!

Mort

Lors d’une émission d’Apostrophes, Bernard Pivot avait demandé à sœur Emmanuelle (1908-2008) quel était son mot préféré. La réponse fut immédiate : Yalla!, mot arabe qui signifie : « En avant ! » La mort est en avant, notre naissance aussi. Nous n’avons jamais fini de naître. Pour les croyants et croyantes, la mort est vue comme le jour de leur véritable naissance. Thérèse de Lisieux, décédée le 30 septembre 1897, écrivait : « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ». De son côté, Félix Leclerc chantait : « C’est grand la mort, c’est plein de vie dedans ». Un accompagnement par la présence J’ai relaté dans le livre Récit d’un passage les derniers mois de la vie de mon beau-père. Mon accompagnement auprès de lui m’a rendu plus humain et plus lucide face à la mort. J’ai surtout retenu trois choses de cette expérience. La vie n’a de sens que dans la...

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Zachée le Grand

Zachee

C’est la fête dans le cœur de Zachée. Il a rencontré Jésus, celui dont tout le monde parle. Il a fallu vaincre bien des obstacles : la foule qui s’interposait entre Jésus et lui, son incapacité de le voir à cause de sa petite taille, sa réputation de chef des collecteurs d’impôts, sa richesse, la moquerie des uns … Mais cet homme inquiet et curieux avait un grand désir : «il cherchait à voir qui était Jésus» (Luc 19, 3). C’est par ce désir que Jésus va se frayer un chemin jusqu’à lui, l’invitant à prendre le beau tournant du salut : «Aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer chez toi» (Luc 19, 5).   Être vu par Jésus Qu’il est attachant ce personnage évoqué seulement par l’évangéliste Luc. On retrouve chez lui tant de candeur et de grandeur. Son désir de voir Jésus est plus fort que tout. Faisant fi de son...

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Saint Jean-Paul II, pape de la prière

Jean Paul II Voyage Jerusalem 2000

Jean-Paul II est « entré dans la vie » le samedi 2 avril 2005, veille du 2e dimanche de Pâques, qu’il avait institué dimanche de la Miséricorde divine. Il est mort comme il a vécu, en priant. Sa vie prend tout son sens à la lumière de la prière et de la miséricorde. Canonisé le 27 avril 2014 par le pape François, l’Église a fixé la date de sa mémoire liturgique le 22 octobre, jour de son intronisation à Rome comme pape le dimanche 22 octobre 1978. Un grand priant La méditation de la Bible et la contemplation du mystère de Dieu auront inspiré les vingt-six années de pontificat de Jean-Paul II. Sa capacité de recueillement étonnait et sa grande intériorité pacifiait. J’en fus témoin lors d’une audience avec lui, quelques jours après la béatification de son amie mère Teresa en octobre 2003. D’autres l’ont dit avant moi, ce Polonais était un bloc...

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18 octobre: Luc l'évangéliste, compagnon de Paul

Saint Luc

Nous connaissons peu de choses de Luc. Paul l’appelle « le médecin bien-aimé » (Col 4, 14). Irénée de Lyon écrit dans son livre Contre les hérésies que « Luc, le compagnon de Paul, consigna en un livre l'Évangile que prêchait celui-ci ». La tradition chrétienne le considère comme l’auteur des Actes des Apôtres qui constitue en quelque sorte la seconde partie d’un même ouvrage commencé avec l’Évangile. Les deux écrits sont adressés à un certain Théophile, nom qui signifie en grec, « aimé de Dieu ». Cet homme, peut-être un converti comme Luc, nous reste inconnu, mais il peut désigner tout lecteur chrétien : « Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis » (Ac 1, 1) Le compagnon de Paul Luc...

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