

Au Québec, l’expression « mon chien est mort » signifie qu’il n’y a plus rien à faire, qu’on a perdu tout espoir de réaliser ce qu’on désirait. Aujourd’hui, je l’emploie au sens littéral. Ceux et celles qui ont perdu un animal de compagnie peuvent comprendre la douleur de la perte, le vide causé par l’absence. Mon chien est mort, de vieillesse. Il marchait difficilement, dormait beaucoup, fixait le mur. Alors, je l’ai fait euthanasier. Après quinze ans de présence chaleureuse dans la famille, ce n’était pas une décision facile à prendre. Quand j’ai téléphoné à la SPCA de Gatineau, la réceptionniste m’a répondu qu’ils ne faisaient pas d’euthanasie, sauf pour les animaux de leur refuge, mais qu’ils offraient le service de crémation individuelle. Bref, pour tuer mon pitou, je devais acheter une urne au prix d’environ 300$. Je ne voulais pas ses cendres, encore moins une urne, mais qu’il meure sans douleur. J’ai...



















