

Nous avons un chien à la maison qui s’appelle Tom. Lorsque je sors, il se couche au pied de la porte. Il reste là sans rien faire. Il veille le temps qu’il faut, même s’il s’endort. Je ne sais pas s’il s’ennuie, mais je l’entends gémir lorsque j’approche, comme s’il n’attendait que ce moment. Il se lève alors d’un bond, tout joyeux du retour de son maître. Il est totalement présent à cet instant de bonheur, c’est sa récompense. Comment ne pas penser à cette parole de Jésus : « Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller » (Luc 12, 37). L’attente fidèle de mon chien devant la porte m’apprend que l’essentiel dans l'oraison, appelée aussi prière contemplative, est de rester en présence de Dieu dans la confiance et l'espérance et de se laisser aimer par lui. Le Curé d’Ars disait que sa manière de lutter contre...






































